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Jacob Zuma se tourne vers la cour constitutionnelle

26 février 2008, 00:00

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Jacob Zuma se tourne vers la cour constitutionnelle

Le leader de l?African National Congress (ANC), Jacob Zuma, multiplie les procédures légales pour interdire aux responsables de la National Prosecuting Authority (NPA) de l?Afrique du Sud de prendre possession de certains documents qui s?avéreraient compromettants pour lui. Selon la presse sud-africaine, il aurait ainsi demandé à la cour constitutionnelle de l?Afrique du Sud de renverser une décision de la cour inférieure, qui avait, elle, autorisé la saisie de documents qui pourraient être utilisés contre lui lors de son procès.

Zuma est accusé de fraude, de corruption et de blanchiment d?argent dans le cadre d?un grand scandale concernant un trafic d?armes. Il est accusé d?avoir pris un pot-de-vin de centaines de milliers de rands à une compagnie française, Thint. 16 chefs d?accusation sont retenus contre lui. En ce qui concerne sa motion devant la Cour suprême (il réclame l?autorisation de cette instance d?intervenir dans la demande faite à l?Attorney General, Rama Valayden, de remettre des documents aux autorités sud-africaines), l?affaire sera à nouveau appelée jeudi devant la juge Rehana Mungly-Gulbul.

La juge n?a pris aucune décision. Les hommes de loi du leader de l?ANC, Me Shakeel Mohamed et Me Ayesha Jeewa, avouée, devront soumettre une copie de l?affidavit de leur client au bureau de l?Attorney General. Ce dernier déposera jeudi son contre-affidavit devant la juge en référé et son représentant fera savoir s?il s?opposera à la démarche de Jacob Zuma. La presse sud-africaine a fait état de la rencontre entre Jacob Zuma et le Premier ministre, Navin Ramgoolam, lors du passage du leader de l?ANC à Maurice. L?avocat de ce dernier, Me Michaël Hulley, nie dans la presse sud-africaine que «Zuma asked Mauritian Prime Minister Navinchandra Ramgoolam to instruct Valayden to stop ignoring Hulley».

Le procès contre Zuma est prévu en Afrique du Sud en août. Ce procès pourrait être un coup dur pour lui, pouvant compromettre sa chance de succéder au président Thabo Mbeki en 2009.

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