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Intoxication alimentaire : La nécessaire hygiène alimentaire pas toujours respectée

14 mai 2011, 20:00

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Intoxication alimentaire : La nécessaire hygiène alimentaire pas toujours respectée

Depuis le début de cette année, une centaine de commerçants ont été verbalisés. Pour non-respect des règlements de la Food Act et des normes sanitaires ayant trait à la préparation de la nourriture, cause principale des cas d’intoxications alimentaires.

La loi prévoit que les inspecteurs du ministère de tutelle ont le droit de procéder à la fermeture (closing order) d’un commerce en cas de non-respect des normes d’hygiène. C’est d’ailleurs la sanction qu’a dû subir le restaurant Imperial China, à Trianon. Le propriétaire avait initialement été sommé d’améliorer l’état de sa cuisine dans un délai d’un mois, ce qui n’a pas été fait.

En dépit de ces réglementations, certains commerçants ne semblent toujours pas faire attention aux normes sanitaires requises. A Curepipe, nous avons pu constater qu’un propriétaire de restaurant a carrément installé ses poulets fraîchement nettoyés sur le toit de son bâtiment, alors qu’à côté s’ébattaient des pigeons que surveillaient des chats.

Arvin (nom fictif) est un marchand de dholl-puris et n’opère dans les rues de la capitale que durant la nuit, car, avoue-t-il naïvement à ses clients, il se sent harcelé pas des inspecteurs sanitaires. Muni d’une paire de gants en latex, cet habitant de Vallée-Pitot confie qu’il « tente le maximum pour sauver son business ». « Cela fait plus de 10 ans que je vends des dholl-puris à Port-Louis. J’ai déjà eu des problèmes avec les inspecteurs sanitaires dans le passé, mais ils se sont rendu compte que je respectais les normes d’hygiène. Mais leur présence nuit à mon travail », dit-il.

Depuis janvier, près de 250 cas d’intoxication alimentaire ont été enregistrés, dont 200 à Flacq. En effet, rappelons que le samedi 9 avril, près de 130 habitués des pâtisseries Marday ont été admis à l’hôpital après avoir consommé des gâteaux à la crème. Vayid Doobory, un maçon de 39 ans, en est décédé le vendredi 8 avril.

A Rose-Hill, Christian Chang Chuan Lin, 9 ans, est décédé après avoir consommé des wan tans à base de viande de porc. Selon des analyses toxicologiques, de la salmonelle a été décelée dans la cuisine où furent préparés les wan tans. Cette même bactérie a été retrouvée dans les selles des clients des pâtisseries Marday.

La salmonelle est une bactérie qui produit une toxine agissant sur le système neuro-végétatif et le système intestinal. C’est ce qui provoque ensuite des symptômes de gastro-entérite.

Les autopsies pratiquées sur les corps de Christian Chang Chuan Lin et de Vayid Doobory ont révélé qu’ils sont décédés d’un œdème cérébral. Nous avons demandé plus de précision à un médecin légiste qui explique qu’un œdème cérébral est une expansion du cerveau exerçant une pression sur la boîte crânienne. « Cette pression est due à une faible circulation du sang », a-t-il précisé.

Savoir respecter les normes d’hygiènes, ce sont ces gestes simples qui contribuent non seulement au respect de la loi, mais surtout à protéger les consommateurs. Et les récents décès dus à l’intoxication alimentaire, relayés par les médias, ont poussé les autorités à réagir.

La mairie de Beau-Bassin/Rose-Hill, par exemple, a pris la décision de déloger plusieurs marchands ambulants de fast-food qui opéraient à cet endroit depuis des années.

Rappelons que le maire des villes-sœurs, Norbert Froget, a émis un closing order contre le restaurant KBC Grill, à Beau-Bassin, celui-ci n’ayant aucun permis valide et ne respectant pas les normes d’hygiène. « Aujourd’hui, nous leur avons donné l’autorisation d’opérer car ils ont fait de sorte à avoir un permis. En ce qu’il s’agit des normes d’hygiène, nos inspecteurs se rendent quotidiennement là-bas, car ce restaurant est très prisé des noctambules », a confié le maire de Beau-Bassin / Rose-Hill.

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