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International
CROISSANCE. L?OCDE s?inquiète de la pénalisation de la croissance européenne. Les perspectives sont handicapées par des politiques macroéconomiques inadaptées, estime Jean-Philippe Cotis, l?économiste en chef de l?Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui dénonce aussi les politiques budgétaires et de l?emploi. ?Les perspectives pour l?Europe nous préoccupent car une croissance lente reflète des politiques macroéconomiques et sociales inadaptées.? L?OCDE publie aujourd?hui les prévisions économiques de ses pays membres. La Commission européenne et la Banque centrale européenne tablent sur une accélération de la croissance de la zone euro, cette année, à 2,1 % après 1,3 % l?an dernier en dépit de la hausse des prix pétroliers et de la remontée des taux d?intérêt. Pour Cotis, certains pays de la zone n?ont pas profité dans le passé d?une croissance élevée pour réduire leurs déficits budgétaires et dégager des marges de manoeuvre en période de vaches maigres. ?La croissance a été entravée par des politiques budgétaires inadaptées : les politiques ont tendance à réduire la fiscalité et à favoriser la dépense au pic du cycle alors qu?il faut constituer des réserves et penser à l?expansion budgétaire pour redémarrer l?économie. La demande des consommateurs a aussi souffert de faibles canaux de transmission qui ont apporté peu de soutien à l?activité durant les périodes de ralentissement.? Cotis a aussi jugé que certains gouvernements avaient mis en oeuvre de mauvaises politiques de l?emploi, notamment en décourageant une partie de la population âgée de travailler et en réduisant le temps de travail. Il a aussi souligné l?écart de productivité entre la zone euro et les Etats-Unis ainsi que le creusement du différentiel de produit intérieur brut par habitant entre les deux régions.
GAZ. Le monopole russe du gaz Gazprom a l?intention d?augmenter le prix facturé à l?Ukraine pour le porter à 130 dollars les 1.000 m3 contre 110 dollars actuellement, rapportait hier le quotidien russe ?Kommersant?, citant le n°2 du groupe, Alexander Riazanov. Selon ce dernier, le nouveau tarif, qui s?entend hors frais de transport et TVA, entrera en vigueur le 1er juillet. Riazanov s?exprimait après une rencontre ce week-end entre le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue kazakh, Noursoultan Nazarbaïev, lors de laquelle les deux hommes se sont mis d?accord sur un relèvement du prix du gaz kazakh importé par la Russie. ?Kommersant? précise que Moscou paiera désormais 140 dollars les 1.000 m3, contre 90 dollars jusqu?à présent, le gaz importé du Kazakhstan. L?Ukraine est régulièrement en conflit avec la Russie au sujet de ses importations de gaz, dont une part importante provient des Etats d?Asie centrale du Turkménistan et du Kazakhstan mais transite par les gazoducs russes. Le dernier bras de fer à ce sujet entre Kiev et Moscou s?est soldé par un compromis en janvier, le gouvernement ukrainien acceptant un doublement du prix. Mais les deux parties sont en désaccord sur la durée de ce compromis, la Russie ne le jugeant valide que pour les six premiers mois de l?année environ.
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