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Inculpée pour avoir commandité un viol collectif à Rose-Hill

6 avril 2007, 00:00

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Sunita Sahabun, née Ramahotar, aussi connue comme Salima, a été inculpée hier en cour de Rose-Hill. Elle est accusée d?avoir donné des instructions à deux individus pour violer une enseignante chez elle mardi. Le motif en serait une liaison entre son époux et la victime. Elle aurait promis de payer les agresseurs pour leur forfait. Agée de 39 ans, cette cuisinière dans une pâtisserie de Curepipe habite la rue Racinetatane à Plaisance, Rose-Hill.

L?époux de Sunita Sahabun, un surveillant (supervisor) dans une compagnie privée, a été interrogé durant deux heures hier par les limiers de la Criminal Investigation Division de Rose-Hill, placée sous la supervision du surintendant de police Anand Ramchandar. L?époux avait été convoqué par la police afin d?apporter des éclaircissements sur cette affaire.

Relation extraconjugale

Il a déclaré entretenir de bonnes relations avec la famille de la présumée victime. ?Je suis éc?uré par ce qui s?est passé. Je ne m?attendais pas à ça?, a-t-il ajouté à la police et a nié avoir entretenu une relation extraconjugale avec la présumée victime. Il a été autorisé à partir après l?interrogatoire et la police, sur la base de renseignements recueillis auprès de la victime, active ses recherches en vue de retrouver les violeurs.

Sunita Sahabun a, elle, été reconduite en cellule policière jusqu?au 12 avril, après sa comparution devant le tribunal de Rose-Hill. La police a en effet objecté à sa remise en liberté sous caution.

Son avocate, Me Gayatree Dayal, a toutefois insisté pour que sa cliente bénéficie d?une caution et a présenté une motion au tribunal. Celle-ci sera débattue le 11 avril. L?avocate avance qu?elle a appris d?un des officiers chargés de l?enquête que celle-ci est sur le point d?être bouclée.

Le nom de Salima aurait été cité par un des deux présumés violeurs de l?enseignante chez elle mardi. Celle-ci affirme, en effet, que l?un d?eux lui a lancé ?to pe gard mari Salima twa?.

Interrogée, elle a dit aux enquêteurs qu?elle connaît l?enseignante qui est mariée au cousin de l?époux de la présumée victime. Elle précise cependant qu?elles ne sont pas en bons termes parce que, dit-elle, cette dernière entretient une liaison avec son époux. Salima Sahabun a toutefois nié être mêlée à cette affaire de viol. Elle soutient n?avoir pas commandité ce crime.

Dans sa version à la police, la présumée victime raconte que vers neuf heures mardi, alors qu?elle s?apprêtait à quitter sa résidence pour aller travailler, elle a été bousculée par deux individus, dont un armé d?un cutter. Elle a été forcée de regagner sa maison. Elle aurait ensuite été traînée jusqu?à une des chambres où les deux hommes l?auraient violée à tour de rôle. Une scène qui, dit-elle, a été filmée par l?un d?eux sur un téléphone portable. On lui aurait aussi lancé : ?Mo pou fer to mari degout twa.? Elle a participé à une reconstitution des faits dans la soirée de mardi.

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