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Impair et état d?âme
La direction de Media Trust s?est fichu de notre gueule. L?organisme n?était pas représenté à la State House à l?occasion de la traditionnelle présentation des v?ux de la présidence à l?ensemble de la presse. Et ce, pour la première fois depuis que cette cérémonie a été introduite par Cassam Uteem, il y a une bonne dizaine d?années.
Finlay Salesse, le président en instance de départ, invoque ses nouvelles responsabilités professionnelles pour justifier son indisponibilité ; Henri Marimootoo, le premier vice-président, laisse percer son état d?âme et sa lassitude d?avoir à chaque fois à sauver la face, tandis que l?autre vice-président, Harold Essoo, refuse de jouer au bouche-trou. Tous s?arrêtent à leur petite personne, avancent des explications, bonnes sans doute pour un débat de salon, sans se soucier de l?institution qu?est la presse.
Il s?est heureusement trouvé d?autres membres de la profession qui continuent à penser qu?un Etat démocratique se juge par la place qu?il accorde à des relations civilisées entre les institutions qui constituent le fondement de son existence. Et qui se sont fait l?agréable devoir de répondre, jeudi matin, à l?invitation du président de la République.
N?en déplaise à ceux qui sont, pour encore quelques jours, les représentants accrédités de Media Trust, la presse mauricienne mérite mieux. Elle a besoin, d?abord et avant tout, que ses représentants la respectent pour qu?elle puisse continuer à inspirer le respect. La vieille dame n?a que faire de certaines crises d?adolescence.
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