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Huit médecins risquent des sanctions
Le couperet devrait tomber sur huit médecins pour fautes professionnelles. Après enquête, la confirmation est venue du conseil de l?ordre des médecins. Il revient au ministère de la Santé de décider des sanctions pour six d?entre eux tandis que les deux autres, du privé, ont été référés au Tribunal médical, une émanation de l?Ordre des médecins.
«Nous sommes injustement pointés du doigt de rien faire alors que nous faisons nos recommandations à la lumière des enquêtes, explique le président du Medical Council, Rajen Goordoyal. Ensuite et selon les cas, nous envoyons les plus sérieux au Tribunal médical. Dans d?autres cas, nous envoyons nos conclusions directement à la Santé car ce sont des fautes moins graves mais qui méritent quand même des sanctions.»
C?est ainsi que dans deux cas jugés graves, l?Ordre des médecins a référé les dossiers au Tribunal médical. Cette instance, présidé par un juge et deux assesseurs, devra confirmer l?enquête sur un gynécologue spécialiste, qui exerce dans le privé, qui serait responsable du décès d?une femme.
L?autre cas porte sur une controverse concernant les prescriptions de médicaments par un médecin du privé. Une «conduite» jugée inacceptable par l?Ordre des médecins.
Dans les six autres cas, il est reproché à ces médecins du public des erreurs de diagnostic, une maladresse et un de communication de même qu?un manque de suivi rigoureux ayant entraîné des complications.
«Nous avons établi les fautes mais il n?est pas seulement question de suspension, ajoute Rajen Goordoyal. Dépendant des Public Service Commission (PSC) Regulations, les sanctions pourraient être des réductions dans les salaires et autres allocations comme un warning ou au pire, une suspension.» Rajen Goordoyal se réjouit du fait que l?Ordre des médecins peut, désormais et dans des cas spécifiques, avoir une «delegation of powers» de la PSC ? habilitée à recruter et à sanctionner les fonctionnaires ? pour suspendre des médecins.
En décembre, la loi a été amendée pour inclure cette clause mais jusqu?ici aucun médecin n?a encore été suspendu sous ces nouvelles dispositions. Auparavant, la procédure était très longue avant qu?un médecin de l?Etat ne soit suspendu s?il avait été établi qu?il avait commis des fautes.
Depuis novembre 2006, l?Ordre des médecins a reçu 63 plaintes. Des enquêtes ont été initiées dans 43 cas dont la majorité, soit 26, se sont avérés inexacts.
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