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Gérard Tyack est en prison
L?ancien directeur financier d?Air Mauritius, Gérard Tyack, est depuis hier incarcéré à la prison de Richelieu.
Il était midi quand il est arrivé à ce centre de détention. Après l?émission d?un mandat d?amener, il s?était d?abord présenté devant le presiding magistrate de la cour intermédiaire, Hajee Abdoulla, qui siégeait en chambre, accompagné de ses deux fils, de son avocat, Me Patrice Doger de Spéville et de l?avoué Jaykar Gujadur. Il a ensuite été conduit à la prison de Beau-Bassin dans une voiture de police, puis transféré à Richelieu.
Les documents du jugement du Conseil privé en Angleterre, dernière instance auprès de laquelle il avait fait appel, ont été reçus. Ceux-ci confirment la réduction de la peine d?emprisonnement de Gérard Tyack, ramenée à deux ans au lieu de trois. Il avait été jugé coupable d?entente délictueuse pour escroquer la compagnie nationale d?aviation de Rs 989 000. Le 6 mars 2003, la cour intermédiaire condamnait Gérard Tyack à trois ans de prison. Il avait fait appel à la Cour suprême mais les juges Paul Lam Shang Leen et Saheeda Peeroo ont maintenu le verdict. Son appel au Conseil privé n?a abouti qu?à une réduction de la peine de prison.
Témoigner contre son patron
Gérard Tyack, est expert-comptable de profession et est membre de l?Institute of chartered accountants of England and Wales. Il se joint à Air Mauritius le 2 juin 1977 et prend le poste de General manager of finance and administration, responsable de plusieurs départements. Son travail consiste alors à s?occuper des finances et des comptes de la compagnie d?aviation. En 1985, il accède au poste de secrétaire de la compagnie, après le décès de Philippe Boullé. Et en septembre 2001, il quitte Air Mauritius.
Le condamné doit bientôt revenir en cour pour témoigner contre son ancien supérieur hiérarchique ? l?ex-président-directeur général d?Air Mauritius, Sir Harry Tirvengadum. Gérard Tyack a toujours maintenu qu?il a obéi aux directives de ce dernier qui lui aurait demandé de constituer un fonds occulte en 1981 pour le journal Advance.
Il a aussi soutenu que d?autres requêtes lui ont été faites pour d?autres paiements, dont notamment le financement de partis politiques. Ces agissements auraient résulté en un manque à gagner de Rs 85 millions pour Air Mauritius.
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