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Gordon Brown, le futur successeur de Blair

7 janvier 2006, 00:00

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Le Premier ministre britannique Tony Blair a pour la première fois hier clairement qualifié de successeur son ministre des Finances Gordon Brown, tout en insistant sur le fait qu?il ne se retirerait pas avant l?achèvement de son programme de réformes. Blair, reconduit au 10 Downing Street à la suite des élections législatives de mai 2005, a toujours prévenu que ce troisième mandat consécutif serait son dernier.

«Je suis absolument ravi que Gordon soit mon successeur», déclare le Premier ministre dans une interview accordée au Sun. «Il a besoin de savoir qu?il me succèdera et c?est parfait ainsi.» Blair avait jusqu?à présent évité de désigner publiquement Brown comme son successeur, se contentant d?évoquer son respect pour le bilan de son ministre des Finances.

De nombreux observateurs pensent que Blair s?écartera dans les deux prochaines années au profit de Brown. Le chef du gouvernement britannique affirme cependant vouloir mettre son programme en oeuvre jusqu?aux prochaines élections, attendues en 2009. «Je ne vais nulle part», prévient Blair. «Je suis là et je vais mettre en oeuvre tout mon programme. Il y a eu des élections il y a six mois et les gens attendent de ma part que j?accomplisse ma tâche.»

Il se dit en outre certain de mener à bien ses projets de réforme dans les secteurs de l?éducation, de la santé et de la protection sociale malgré une majorité réduite aux Communes et la fronde d?une partie des élus travaillistes. «Je suis certain de pouvoir convaincre et de faire approuver ces changements», répond-il au Sun. «Si l?on n?est pas capable de diriger un gouvernement avec une majorité de 70 députés à la Chambre, on n?est pas vraiment Premier ministre.»

Dans le milieu politique, la rumeur veut que Brown se soit retiré au profit de Blair lors de l?élection du chef du Parti travailliste en 1994, en échange de la promesse qu?une fois Premier ministre, Blair cèderait à son tour la place à Brown à un moment ou à un autre. Les partisans de Blair démentent l?existence d?un tel accord quand les proches de Brown affirment qu?un pacte existe bel et bien et qu?il aurait dû être respecté.

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