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Françoise Labelle ne participe pas aux travaux

30 juin 2004, 20:00

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? Je suis venue et j?ai dû partir.? Commentaire assez simpliste de la députée de la majorité gouvernementale, Françoise Labelle pour expliquer le fait qu?elle n?ait pas participé aux travaux du comité parlementaire sur l?Independent Commission against Corruption (Icac), hier. Elle est pourtant venue pour y assister mais, dans les milieux proches de l?élue, on soutient qu?elle s?est vue obligée de partir.

Certaines sources évoquent de vives divergences avec ses collègues de la majorité gouvernementale, peu avant la réunion. Elle aurait ainsi claqué la porte, mécontente de l?attitude des autres membres sur ce dossier.

En plusieurs occasions, Françoise Labelle s?est démarquée des autres membres du comité parlementaire en étant plus critique vis-à-vis de la direction de l?institution. Elle avait ouvertement démontré sa désapprobation sur les dépenses de l?Icac à l?Assemblée nationale la semaine dernière.

Avec Ivan Collendaveloo, elle avait effectué un walk-out à l?heure du vote de la motion de Siddick Chady. Ce dernier avait réclamé que le budget de l?Icac soit réduit d?une roupie symbolique car les dépenses étaient jugées excessives par certains députés.

Le commissaire de l?Icac, Navin Beekarry, a de son côté joué le jeu. Il aurait répondu explicitement aux questions du comité parlementaire qui s?est réuni hier au Committee Room de l?Assemblée nationale.

?Linn bien improve. Il s?est montré bien plus coopératif que d?habitude. Et c?est tant mieux?, murmurent des sources du côté du comité. L?attitude de Navin Beekarry contraste avec celle affichée la semaine dernière lorsqu?il avait exprimé sa colère après que le Premier ministre, Paul Bérenger, eut divulgué les salaires des membres de la commission à l?Assemblée. C?était lors des examens pour les dotations budgétaires des différents ministères et départements.

La réunion, d?une durée d?une heure, ne semble pas avoir éprouvé Navin Beekarry. A sa sortie du Committee Room, il affichait même un grand sourire. Il en était de même pour ses deux adjoints, Moussa Taujoo et Gérard Bissesur. Pourtant, ils auraient dû avoir la mine déconfite après la récente déconvenue subie au Parlement, la semaine dernière notamment après les vives critiques sur les dépenses de la commission.

La satisfaction est également de mise du côté du président du comité parlementaire, Racheed Daureeawoo. Le désaveu infligé par Paul Bérenger au comité ne le préoccupe pas outre mesure. ?Quand Bérenger dit que the committee is not really functionning, il fait référence au fait que l?opposition a décidé de boycotter ce comité car selon la loi, il doit être également composé de cinq membres de l?opposition?, explique-t-il. Néanmoins, les contradictions ne manquent pas dans le discours de Racheed Daureeawoo qui estime que le comité peut quand même fonctionner avec les députés de la majorité gouvernementale.

Madan Dulloo, député de l?opposition qui siège au comité, s?insurge contre propos de Racheed Daureeawoo : ?Nous contestons la présidence car le travail n?est pas fait correctement. Nous leur avons donné carte blanche pour travailler et ils essuient toujours des critiques. La responsabilité de cette impasse incombe à la présidence et à personne d?autre.?

?Nous poursuivons notre travail sereinement. Il faut que nous puissions aider l?Icac à venir à bout de la fraude et de la corruption?, plaide Racheed Daureeawoo. Interrogé par la presse sur les travaux du comité, il fait valoir son droit de confidentialité.

La location des locaux qui abritent de l?Icac a également été abordée. Paul Bérenger avait indiqué que la location est de Rs 560 000 mensuellement. L?Icac avait envisagé de changer d?emplacement mais n?arrive pas à trouver un autre local. La commission restera donc à Marine Road, route menant au Quai D.

L?institution peine aussi à trouver un Chief Legal Advisor. Il est désormais question qu?un cadre du State Law Office soit ?seconded for duty? à l?Icac. Et le contrat proposé pour ce poste refroidit les candidatures. Des discussions sont prévues avec le ministre de la Justice avant de finaliser la proposition du comité parlementaire.

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