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France B. de la Giroday : La LOAC(en 1982/83) a 28/29 ans et non 25

8 janvier 2008, 00:00

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Décidément, avec nos réminiscences d?il y a un quart de siècle, nous ne sortons pas des problèmes de jubilés d?argent non célébrés ou mal célébrés. Hier, il était question du silence entourant le 25e anniversaire de la fondation de la Commission de l?Océan Indien (COI). Le 5 décembre dernier, nous avons eu droit à une évocation des 15 ans de Salut et Guérison, des 30 ans de l?IMCA et des 25 ans de la LOAC, d?intéressantes commémorations ayant lieu, à ce sujet, au début de décembre 1982. Rien à redire au sujet de l?Assemblée de Dieu du Pasteur Aimé Cizeron ni du côté de l?Indo-Mauritians Catholic Association, créée entre autres par le haut commissaire indien à Maurice, John Thivy. La situation paraît plus embrouillée du côté de la Ligue Ouvrière d?Action Catholique. Une des cofondatrices de ce mouvement diocésain mais aussi des plus autorisées, puisqu?il s?agit de France Boyer de la Giroday, s?insurge contre le fait que, par une curieuse coquetterie, la LOAC se rajeunit de trois ou quatre ans. Elle le fait savoir à qui de droit, autrement dit à notre opinion publique, via les colonnes hospitalières de nos journaux.

Elle ne comprend pas comment les dirigeants de la LOAC de 1982 osent parler de jubilé d?argent, alors que leur organisation a alors au moins 28 ans. Indirectement avertie du projet, pour le moins curieux, de célébrer un jubilé d?argent avec trois ans de retard, elle prend contact avec les dirigeants pour leur signaler cette incongruité. Elle les renvoie vainement aux archives de l?organisation. Elle a droit au prétexte classique : disparition d?archives. Il paraît qu?on a brûlé les premiers procès-verbaux. France de la Giroday s?interroge sur les motifs, pouvant inciter des dirigeants à brûler des archives, placés sous leur garde et protection.

Elle ne se tient pas battue pour autant car elle sait que les archives n?ont pas toutes disparu. Elle sait qu?on peut retracer les nombreuses activités de la LOAC, antérieures à 1957, la prétendue année de sa fondation. Elle sait pouvoir compter sur J.O. Tribune ouvrière qui paraît de 1952 à 1965. Elle montre donc à qui de droit cette coupure, en date du 31 janvier 1954, rapportant, en gros, ceci : Le 17 janvier 1954 est une date historique pour le mouvement chrétien ouvrier à Maurice. Plusieurs jocistes mariés se détachent de la JOC pour former la LOAC. A cette date, ce nouveau mouvement compte déjà de nouvelles sections à Curepipe, Quatre-Bornes, Quartier-Militaire et Rose-Belle. A Pâques 1954, ils préciseront la portée et les objectifs du nouveau mouvement.Les dirigeants de la LOAC de 1982 rétorquent à cela qu?ils se basent sur la reconnaissance officielle du mouvement par la hiérarchie catholique, reconnaissance qu?ils situent vers 1957. France de la Giroday conteste aussi ce point de vue, en faisant état d?une réception à l?évêché, organisée par Mgr Daniel Liston, évêque de Port Louis, en date du 29 janvier 1954. Y sont conviés des dirigeants de la JOC et de la LOAC. Le samedi 21 août, les mêmes dirigeants de la JOC et de la LOAC participent, à la salle Saint-Louis, Rose-Hill, à une réception, en l?honneur du jubilé d?argent sacerdotal de Mgr Daniel Liston. Ils lui remettent alors une somme, représentant le coût du mobilier d?une des salles de classe du collège Saint-Mary?s, alors en construction à la rue Ambrose, Rose-Hill.

On apprend de même qu?en mars 1955 est désigné un comité exécutif, comprenant les membres suivants : Elide Topize (président), Mme Armansin (vice-présidente), Philippe Némorin (secrétaire) et Mme Mumbode (trésorière).

France de la Giroday conteste également le « militantisme » octroyé à la LOAC, à partir de 1974 alors que, dès sa fondation, ce mouvement s?est toujours engagé dans la défense des intérêts du mouvement ouvrier, sans faire pour autant un absolu de l?engagement syndical. Elle en veut pour preuve l?engagement, au sein de la LOAC, de M. Harel Favory, une figure de proue du syndicalisme mauricien des années 1950 et 1960. Elle conclut que la jeunesse et l?inexpérience des dirigeants de la LOAC en 1982 ne sauraient tout excuser.

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