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Finale Serena Williams contre Maria Sharapova

1 juillet 2004, 20:00

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L’Américaine Serena Williams (N°1) a gagné le droit de défendre son titre en battant la Française Amélie Mauresmo 6-7 (4/7), 7-5, en 2 heures et 27 minutes, dans la deuxième demi-finale du tournoi de Wimbledon, hier.

Sans se laisser démoraliser par la perte de son service dès le premier jeu (2 services-volées dans le filet et 2 doubles fautes), Mauresmo a réussi à perturber son adversaire en variant le jeu à l’extrême. Cela eut pour effet de faire baisser le nombre des points gagnants de l’Américaine et d’accroître le nombre de ses fautes directes jusqu’au milieu de la partie.

Après le gain du jeu décisif et un break lui permettant de mener 3-2 avec service à suivre, la Française était en pleine phase ascendante dans le deuxième set quand une baisse subite de régime renversa le score en sa défaveur.

Deux fois, Mauresmo dut faire appel à la kinésithérapeute pour des douleurs dans le bas du dos qui l’avaient conduite à se ménager au service lors des tours précédents. Dès lors, légèrement handicapée, elle devait laisser échapper la victoire.

En finale, Serena Williams rencontrera demain la Russe Maria Sharapova (N°13), gagnante de l’autre demi-finale. La Russe Maria Sharapova (N°13) s’est en effet qualifiée pour la finale en renversant à partir de la moitié du deuxième set une situation très compromise, hier, face à Lindsay Davenport.

Elle était menée 6-2, 3-2 avec un break de retard, quand elle refit son handicap pour égaliser à 3-3 après avoir obtenu un jeu blanc sur son service au jeu précédent. Dès lors, l’Américaine Lindsay Davenport (N°5) servit moins bien, commit davantage de fautes directes et surtout retourna beaucoup moins efficacement pour s’incliner 2-6, 7-6 (7/5), 6-1, en 1 h 53 m.

Les nerfs de Sharapova, qui avaient été mis à rude épreuve par une première averse après deux points joués, ont parfaitement résisté à la seconde, intervenue après le troisième jeu du deuxième set.

Plus que le service, le retour a joué un rôle capital dans la rencontre. A la fin du premier set, Davenport avait retourné 77 % des premières balles de Sharapova et 100 % des deuxièmes balles. A la fin de la partie, ces pourcentages étaient tombés à 67 % et 77 %.

L’ascendant pris par Sharapova s’est manifesté dans le jeu décisif avant de devenir irrésistible dans le troisième set, au cours duquel elle a pris le service adverse avant de récidiver dans le cinquième jeu.

Agée de 17 ans, Sharapova n’avait jamais dépassé les quarts de finale d’un tournoi du Grand Chelem auparavant. Avant elle, Olga Morozova, battue par l’Américaine Chris Evert 6-0, 6-4, avait été la première et unique Russe (Soviétique à l’époque) finaliste à Wimbledon en 1974.

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