Publicité

Fareed Jangeerkhan : ?Nous n?appliquons pas la guillotine?

7 novembre 2005, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Les trois employés de la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) suspendus depuis jeudi ont reçu hier une lettre demandant des explications quant à la raison pour laquelle ils n?ont pas couvert une rencontre entre le Premier ministre, Navin Ramgoolam, et Satyanarayan Rao, ministre des Arts et de la Culture de l?Etat d?Andhra Pradesh, Inde. Cette rencontre entre les deux personnalités a eu lieu jeudi après-midi.

La journaliste Sarah Persand, le caméraman Sadeck Moco et le chauffeur Ravind Boodhoo sont sommés de fournir leurs explications officielles d?ici la semaine prochaine. ?Ils ont cette semaine pour répondre. Ce qu?ils risquent comme sanction dépendra de ce qu?ils ont à dire?, explique Fareed Jangeerkhan, président de la MBC. Ce dernier soutient cependant que l?organisme ?n?est pas en train d?appliquer la guillotine contre qui que ce soit à la MBC?.

En ce qui concerne les trois employés, Fareed Jangeerkhan précise que ?si leurs explications nous satisfont, nul besoin d?aller vers un comité disciplinaire?. Ne voulant pas cibler des personnes, ?mais l?équipe de reportage concernée?, le président de la MBC soutient avoir voulu agir rapidement. Il ajoute encore : ?Nous ne sommes pas contre qui que ce soit. Quel que soit leur bord politique, nous laissons les gens travailler à condition qu?ils le fassent dans la discipline.?

?Li pa normal ena sabotaz kont moi?

A la MBC, l?on semble maintenant moins empressé de sanctionner qu?il y a quelques jours. Fareed Jangeerkhan ajoute d?ailleurs que dans le cas de Sarah Persand, ?je crois qu?elle n?a rien à se reprocher? Quant aux deux autres, j?attends leur version officielle des faits?.

Par ailleurs, si le président de la MBC affirme n?avoir pas eu de coup de téléphone du Premier ministre demandant la suspension de ces trois personnes, ce n?est pas ce que laisse entendre ce dernier. Interrogé après une fonction officielle, vendredi, il avait affirmé ?Mo finn telefonn MBC pou kone ki finn arive. Parski li pa normal ena sabotaz kont moi. Mo na pa pou tolere. Pa premie foi me sink sis foi finn ariv sa.?

Dimanche dernier, les trois principales centrales syndicales du pays, le Mauritius Trade Union Congress, la Fédération des syndicats du service civil et le National Trade Union Congress, ont unaniment condamné ces suspensions et songent sérieusement à une action concertée pour alerter l?opinion.

Publicité