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Exportation de thon : Nouveaux contrats vers l?Europe
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Exportation de thon : Nouveaux contrats vers l?Europe
L?avenir sourit à trois entreprises engagées dans le secteur des produits de la mer. Princes Tuna Ltd, Thon des Mascareignes Ltd et Indigo Co. Ltd. ont obtenu des contrats supplémentaires pour l?exportation de thon vers l?Union européenne (UE) pour les périodes allant de septembre à décembre 2008.
Ces exportations s?inscrivent dans le cadre d?une dérogation temporaire accordée par l?UE par rapport à 3 000 tonnes de thon en conserve et de 600 tonnes de longes de thon pour une durée d?une année sur une base rétroactive, à partir de janvier 2008.
Des entreprises, dont Princes Tuna, éprouvaient en fait des difficultés à trouver du poisson dans les eaux reconnues par l?UE. La conserverie avait dû acheter du thon qui n?est pas pêché par des bateaux des Etats de l?UE ou de l?Afrique orientale et australe, dont fait partie Maurice. Résultat : l?entrée de ses produits dans l?UE a été frappée de 24 % des droits de douane.
La dérogation demandée et obtenue par Maurice permet l?utilisation de matières premières des régions non-ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique). Princes Tuna Ltd produit des conserves de thon et Thon des Mascareignes Ltd des longes précuites. Indigo Co. Ltd. fabrique des produits à forte valeur ajoutée, notamment des produits qui sont mis dans des bocaux en verre pour l?exportation.
Princes Tuna Ltd et Thon des Mascareignes Ltd exportent déjà environ 100 000 tonnes de thon annuellement vers l?UE.
«Nous attendons la réponse de Bruxelles»
Autre entreprise qui peut espérer un avenir meilleur : Seskel Enterprise (SEL) basée à Riche-Terre. L?entreprise avait vu son nom enlevé de la liste des exportateurs de produits de mer vers l?Europe pour cause de non-respect des règles de production en vigueur pour l?Europe. Notamment après une inspection du service vétérinaire de l?Union européenne (UE) en janvier. Mais elle est maintenant en attente du feu vert des autorités vétérinaires européennes basées à Bruxelles pour reprendre ses activités d?exportation, le service vétérinaire de Réduit ayant recommandé que son nom soit réintroduit sur cette liste.
«Nous avons investi gros pour nous mettre en conformité avec les règles de l?UE», explique Edwin Kwok, managing director de SEL. «Le service vétérinaire de Réduit nous a rendu plusieurs visites. Il a recommandé que SEL soit rajoutée à la liste des exportateurs de produits de mer vers l?UE. Nous attendons la réponse de Bruxelles», ajoute-t-il. Cette décision de Réduit intervient huit mois après la suspension.
L?exportation constitue une partie importante des activités commerciales de SEL. Elle produit annuellement 220 tonnes de poisson «snoek». Environ 120 tonnes sont exportées en barquette sous vide et 100 tonnes sont vendues sur le marché local. L?exportation vers la Réunion, soit 80 tonnes, représente deux tiers du marché.
«Nous avons commencé les premières exportations en 1986 vers la Réunion, la France, l?Australie et, dans une moindre mesure, vers le Royaume Uni. Sans l?exportation, la profitabilité de la société est compromise. En attendant la décision de Bruxelles, qui prend normalement des semaines à partir de la date de recommandation de l?Autorité Compétente ? le service vétérinaire de Réduit ? , nous avons été contraints de mettre au chômage technique une vingtaine d?employés de la production pendant tout le mois d?août», explique Edwin Kwok.
SEL compte travailler quinze jours en septembre pour pouvoir satisfaire les besoins de la consommation locale. Selon Edwin Kwok, la situation retournerait à la normale dès que l?entreprise sera autorisée à reprendre ses exportations vers l?UE.
Une fois l?aval de l?Europe obtenu, l?entreprise se propose de se lancer dans des produits à valeur ajoutée pour l?exportation vers l?Europe, toujours à base de poisson salé «snoek». Ces investissements se chiffreraient à Rs 3 millions.
SEL est engagée dans la production du poisson salé depuis 1985. Elle emploie une trentaine de personnes. Sa matière première provient de la Nouvelle-Zélande. «Nous pouvons dire sans prétention aucune que nous sommes un des pionniers dans le secteur du seafood, le traitement et l?exportation de produits de pêche», fait valoir Edwin Kwok.
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