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Etals : cinq conseillers visés par l?ICAC

8 décembre 2007, 00:00

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Les enquêteurs mettent les bouchées doubles pour éclaircir l?affaire portant sur l?allocation des étals à Quatre-Bornes. Depuis quelque temps (outre l?aspect de corruption ayant impliqué la conseillère Bimla Ramloll et quelques autres personnes), les enquêteurs veulent établir si les proches des conseillers actuels ont obtenu des étals, suivant certaines allégations.

L?ICAC, qui a beaucoup avancé dans son enquête, a, jusqu?ici, dans sa ligne de mire, cinq conseillers municipaux, dont les proches auraient obtenu des étals. L?un d?eux sera d?ailleurs poursuivi deux fois : une charge porte sur la corruption dans le dossier de Ramloll et une autre sur le dossier actuel.

Un des conseillers dans le collimateur de l?ICAC occupe une responsabilité importante au sein du conseil. Pour cet aspect de l?enquête, l?ICAC n?a pas pu établir qu?il y a eu des pratiques corruptrices mais évoque des cas de conflits d?intérêt. C?est d?ailleurs sous cette clause de la loi qu?ils seront poursuivis.

Les enquêteurs prévoient des développements majeurs dans cette affaire la semaine prochaine. « Comme c?est un dossier complexe, il a fallu faire un travail minutieux en amont et les résultats seront connus bientôt», soutient-on du côté de l?ICAC.

Entre-temps, les enquêteurs ont fait plusieurs descentes des lieux en cette fin de semaine à la municipalité. Hier, ils ont surtout fouillé les données informatiques de la municipalité.

Jeudi, les enquêteurs ont mis la main sur d?autres documents alors qu?ils avaient fait une première saisie, il y a deux semaines. Ce sont cette fois les procès-verbaux des réunions portant sur ces allocations qui ont été emmenés par l?ICAC. Les enquêteurs ont également procédé aux interrogatoires de plusieurs fonctionnaires dont le Chief Executive de la mairie, Jean-François Doresthan.

Par ailleurs, l?ancienne mairesse de la ville des fleurs, Régina Maudar, s?est rendue à l?ICAC, hier, pour un complément d?enquête mais elle n?a pas été disponible pour un commentaire hier. Elle ne fait toutefois pas partie de ceux qui sont dans le collimateur de l?ICAC.

Il est également prévu que le maire actuel, Munee Seetohul, soit interrogé dans le cadre de cette affaire. Sollicité par l?express, il a expliqué hier que «tout a été fait dans la transparence. Les critères ont été respectés pour ces allocations. Aucune faveur n?a été accordée. Nous sommes disposés à ouvrir nos dossiers car il n?y a rien à cacher.»

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