Publicité

Enquête préliminaire : Nunkoo affirme que le mari de la victime lui aurait proposé Rs 500 000

10 octobre 2011, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Enquête préliminaire : Nunkoo affirme que le mari de la victime lui aurait proposé Rs 500 000

Dans ses aveux à la Major Crime Investigation Team (MCIT), l’accusé Sanjiv Nunkoo avait déclaré que, Gary Lam Po Tang, lui avait promis Rs 500 000 « pour faire un travail ». La défense relève des incohérences dans le dossier de la poursuite.

L’enquête préliminaire sur le meurtre d’Hélène Lam Po Tang a débuté en cour de district de Pamplemousses, le lundi 10 octobre. La victime avait été retrouvée sans vie dans sa demeure au Morcellement Swan, Baie-du-Tombeau, dans l’après-midi du jeudi 14 octobre 2010.

Trois de neuf dépositions consignées par l’accusé No. 1 ont été lues devant la magistrate Maryse Panglose, lors de la première séance consacrée à l’enquête préliminaire. Il en ressort que Sanjiv Nunkoo avait dans un premier temps indiqué aux enquêteurs que Gary Lam Po Tang qui était son employeur et l’époux de la victime au moment des faits lui aurait promis Rs 500 000 « pour faire un travail ».

Toutefois il a avoué des versions différentes du travail à être effectué entre le 28 octobre et le 1er novembre 2010. Dans sa déposition enregistrée le 28 novembre 2010, il avait indiqué que c’est au dernier moment que l’époux de la victime lui avait indiqué que le travail en question était de tuer sa femme.

Trois jours plus tard, soit le 1er novembre, il devait revenir sur cette version en affirmant qu’il avait reçu l’ordre de se rendre au domicile des Lam Po Tang à Baie du Tombeau pour y récupérer quelque chose. C’est en arrivant sur place qu’il aurait découvert qu’il s’agissait du corps ensanglanté de la victime. Il s’agissait alors de se débarrasser du cadavre.

Cependant, Sanjiv Nunkoo devait, quelque temps après, revenir sur ses aveux et consigner deux nouvelles dépositions pour nier les accusations portées contre lui. Depuis il a choisi de plaider non-coupable. Ses hommes de loi, notamment Me Rama Valayden assisté de Mes Rouben Mooroongapillay et Harassen Kalee, ses aveux auraient été obtenus sous la contrainte.

Les avocats de la défense ont choisi de mener la défense de leur client sur les incohérences du dossier de la poursuite. Ils soutiennent que l’accusé n’était pas présent sur les lieux du crime au moment où le médecin légiste a situé l’heure du décès de la victime.

En effet, selon la première version de l’accusé sur lequel est basé l’acte d’accusation, Sanjiv Nunkoo se serait rendu au domicile de son patron dans l’après-midi du jeudi 14 octobre 2010 pour effectuer « le travail » que lui avait confié son patron. Ce qui est en contradiction avec l’acte de décès qui indique que la victime serait morte à 23h00 le mercredi 13 octobre.

En attendant, l’audition de Dr. Sudesh Kumar Gungadin, le chef du service médico-légal de la police qui avait pratiqué l’autopsie, Me Rama Valayden a contre interrogé l’assistant surintendant Beefye. Ce dernier affirme qu’à la fin de l’examen post mortem en début de soirée, le vendredi 15 octobre, le médecin de police lui a déclaré que la mort remontait à au moins 36 heures.

Ainsi, la conclusion des avocats de Sanjiv Nunkoo est que le meurtre aurait été commis en début de matinée, le 14 octobre et que leur client ne pouvait être sur les lieux à ce moment précis. Dans une déclaration à la presse, Me Rama Valayden a insisté sur cette incohérence qui va être selon lui le principal élément sur lequel il compte élaborer son plan de défense.

L’enquête préliminaire reprendra, le mercredi 12 octobre, en Cour de Pamplemousses. Me Rama Valayden a prévu de contre interrogé le chef inspecteur Luciano Gérard, le principal enquêteur dans cette affaire.

Il s’agira maintenant pour la Cour de Pamplemousses de déterminer s’il y a un Prima Facie Case ou non contre le suspect No. 1 et s’il doit être déféré aux Assises avec le commanditaire allégué. Gary Lam Po Tang a, lui, retenu les services de Me Yousouf Mohamed, Senior Counsel, pour sa défense.

 

Publicité