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En attendant le match du 1er Mai
À entendre les états-majors des trois principaux partis politiques du pays, on pourrait croire que les élections générales sont derrière la porte. Et pour cause, neuf jours avant leurs meetings respectifs à l?occasion de la fête du Travail, le 1er Mai, chaque parti cherche absolument à gagner la bataille de la mobilisation. L?objectif est clairement identifié pour chacun : attirer la plus grosse foule possible, afin de pouvoir affirmer ensuite qu?on est bien le parti politique le plus puissant du pays.
Pour arriver à le clamer, chacun y va de sa stratégie. Ainsi, les deux partis de l?opposition, le MSM et le MMM ont chacun tablé sur une longue campagne de mobilisation. Le MSM, avant d?aborder « la ligne droite » a eu recours à une longue série de réunions privées dans les 20 circonscriptions, et à une demi-douzaine de congrès publics. « Qui ont tous eu un succès extraordinaire », selon le leader du MSM, Pravind Jugnauth.
<B>« Ena dimounn pou gaign sok »</B>
Mais ces succès ne sont pas une raison pour le MSM de relâcher l?effort de mobilisation auprès de ses troupes. La réunion des délégués du comité central élargi du parti, samedi dernier, avait justement pour objectif de rappeler aux 200 membres présents qu?ils doivent descendre dans leurs circonscriptions respectives afin de mobiliser le plus grand nombre de personnes possible pour le meeting du 1er Mai à Curepipe. Visiblement satisfait de son organisation, Pravind Jugnauth soutient que la foule que son parti recueillera fera que « ena dimounn pou gaign sok ».
Sauf que le MMM veut également marquer les esprits pour son meeting à Rose Hill. « Nous sommes confiants que la grande masse sera avec nous. Nous allons réunir encore plus de monde que l?année dernière », prédit Alan Ganoo. Pour afficher une telle confiance, le vice-président du parti, se fonde, comme le MSM, sur la série de congrès et autres réunions privées organisés par le parti. « La série de meetings et congrès de notre campagne de mobilisation s?est passée dans d?excellentes conditions. D?ailleurs nous poursuivons cette semaine avec plusieurs meetings », a déclaré Alan Ganoo.
Dans cette bataille des foules, c?est le Parti travailliste et l?Alliance sociale qui ont le plus intérêt à gagner la partie à Vacoas. L?opposition martèle que le gouvernement devient de plus en plus populaire. Dans ces conditions, arriver en deuxième position, ou pire, bon dernier sur le terrain de la foule, tendrait à confirmer la baisse de popularité de l?Alliance sociale.
Mais le secrétaire général du PTr, Deva Virahsawmy ne l?entend pas ainsi. « Kom dabitid, nou pou amenn de trwa fwa plis dimounn ki bann la », estime-t-il. Mais contrairement aux partis d?opposition, l?Alliance sociale n?a pas eu recours à une campagne de mobilisation ostensible. C?est surtout par le biais de petites réunions privées que le Parti travailliste et les autres composantes de l?Alliance sociale mobilisent leurs troupes.
<B>La bataille des foules</B>
Pour parer à toute contestation du volume de personnes qui assistera à son meeting, l?Alliance sociale a même mesuré, au mètre près, la superficie du lieu où elle organisera son meeting. Elle compte ainsi estimer avec précision le nombre de partisans venus à Vacoas ce jour-là.
À neuf jours de la bataille des foules, aucun parti ne relâche ses efforts de mobilisation. En attendant une prochaine joute électorale, une victoire sur le terrain de la foule est toujours bonne à prendre.
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