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Elle commercialisait des appels internationaux

15 juillet 2007, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Elle aurait facilité et commercialisé des appels internationaux sur le dos de Mauritius Telecom (MT). Nissa Devi Shibchurn, une habitante de Flacq, aurait transformé une des pièces de son domicile en véritable « centre d?appels ». Cette activité illégale, qui se serait étalée sur plusieurs mois, aurait causé à l?opérateur téléphonique un manque à gagner de Rs 5 millions.

Ayant noté une activité anormale dans les appels internationaux, MT a alerté les autorités qui ont immédiatement initié une enquête. Il n?a fallu que quelques jours aux policiers pour découvrir l?endroit d?où étaient effectués ces appels internationaux. Fort de ces informations, ils ont pris la décision de monter une opération.

C?est ainsi qu?ils se présentent, jeudi, au domicile de la suspecte à Flacq, pour y effectuer une perquisition. Ils ne se seront pas déplacés pour rien. Les enquêteurs découvrent dans la maison trois modems, des dizaines de mètres de câbles utilisés pour le service ADSL, ainsi que quatre lignes téléphoniques utilisées pour des appels internationaux, entre autres. Interrogée sur la provenance et l?utilisation de ce matériel, Nissa Devi Shibchurn affirme que les objets saisis ne lui appartiennent pas. Elle a retenu les services de Me Jim Seetaram.

Interrogée une nouvelle fois en présence de son avocat, elle a, cette fois, impliqué un ressortissant canadien qui, explique-t-elle, loue des pièces de sa maison. Cet individu, a-t-elle déclaré aux enquêteurs, l?a contacté, il y a quelques mois, alors qu?il faisait face à des difficultés financières. Ce dernier lui aurait proposé de louer des pièces de sa maison pour y implanter un centre d?appels. L?homme lui aurait même proposé de travailler pour lui une fois l?affaire lancée.

La jeune femme a comparu au tribunal de Flacq le lendemain sous une accusation provisoire d?infraction relatives à l?Information and Communication Technology Act. Elle a été relâchée après avoir fourni une caution de Rs 10 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 50 000.

« Ma cliente nie catégoriquement être impliquée dans cette affaire. Elle a clairement expliqué que le matériel retrouvé chez elle ne lui appartient pas », souligne, pour sa part, l?avocat de la jeune femme.

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