Publicité
Démarrage laborieux pour l?alliance gouvernementale
Par
Partager cet article
Démarrage laborieux pour l?alliance gouvernementale
Le coup d?envoi de la campagne de l?alliance gouvernementale à Piton-Rivière-du-Rempart a été timide. Si les partisans n?ont pas débordé d?enthousiasme, les dirigeants politiques, eux, n?ont rien perdu de leur verve. Devant un millier de personnes, au collège Universal, hier, l?alliance MSM-MMM a présenté son candidat pour l?élection partielle de décembre, après avoir mis l?accent sur l?action gouvernementale et fustigé le discours sectaire de l?opposition.
Le leader du MMM de même que celui du MSM demandent à l?électorat d?approuver leur bilan, sollicitant en même temps une motion de confiance pour l?avenir. L?opposition mérite, elle, d?être «sanctionnée» pour sa campagne «communale et raciste», insistent Paul Bérenger et Pravind Jugnauth.
Ce dernier a axé la plus grande partie de son intervention sur Navin Ramgoolam, son adversaire direct dans cette joute électorale. Il s?est surtout employé à mettre dans la perspective la déclaration de Sir Anerood Jugnauth contre Sir Seewoosagur Ramgoolam. En deux occasions, Pravind Jugnauth a fait des commentaires positifs à l?égard de SSR.
Dès le début de son intervention, Paul Bérenger fait ressortir que le «résultat de cette élection ne changera rien à l?Assemblée nationale ni au gouvernement. Qu?importe l?issue, nous irons ensemble jusqu?à 2005. Mais il est quand même important que nous remportions cette élection.»
Les valeurs du militantisme
Pravind Jugnauth abonde dans le même sens et donne l?assurance que les résultats de cette élection partielle ne bouleverseront nullement la stabilité gouvernementale. «De plus, nous allons compléter notre mandat en 2005 et même au-delà de 2005. C?est cette même équipe qui sera devant vous pour les prochaines élections», ajoute-t-il.
Le leader du MMM a aussi mis l?accent sur les valeurs essentielles du militantisme qui ont caractérisé les trois dernières années «Nous avons consolidé l?unité nationale et la démocratie, lutté contre la fraude et la corruption, combattu la justice sociale, en investissant énormément dans l?éducation, la santé et logement social.»
Cette partielle, a aussi insisté Pravind Jugnauth, sera l?occasion pour les habitants de cette circonscription de «juger nos actions et la manière dont nous avons dirigé le pays pendant trois ans. On peut pas nous accuser de manquer de volonté, de n?avoir pas fait des sacrifices et de n?avoir pas consenti des efforts.»
Pourtant, rappelle Paul Bérenger, «le contexte internatio-nal est difficile. Notre sucre, notre textile, notre tourisme sont menacés. La mondialisation, la menace terroriste, la guerre en Irak, n?ont pas rendu la situation plus facile pendant ces trois dernières années. Et pourtant, nous avons eu autant de réalisations et nous vous promettons de continuer ce travail formidable»
Paul Bérenger décrit Prakash Hurry comme un candidat «proche avec la population, pas ène faiseur ek arrogant comment ene dimoune. L?arrogance paie bien cher en politique. Mo cose sa après.»
Le leader du MSM a fait un long procès contre son adversaire politique, Navin Ramgoolam. Les qualificatifs fleuris n?ont pas manqué à l?égard du leader travailliste. Selon les événements évoqués, il l?a traité d?«d?hypocrite», de «c?ur sale», de «rancunier», entre autres Il rappelle que le match à Rivière-du-Rempart sera entre lui et Navin Ramgoolam. «Nou cone réalité politique. Nou cone réalité banes circonsriptions. Mo espéré qui électorat réfléchi, cone jugé et pou faire le bon choix.» Selon lui, le langage « communal et raciste » de Navin Ramgoolam contraste avec celui des grands combattants travaillistes.
La faillite de Navin Ramgoolam
Il n?a pas manqué de rappeler les «humiliations» que Navin Ramgoolam a infligées à son père alors que ce dernier était Premier ministre.
Il se souvient que Sir Anerood Jugnauth avait été exclu du premier dîner offert par le gouvernement travailliste. En revanche, SSR avait participé à la première fonction du nouveau gouvernement MMM-PSM en 1982. SSR faisait preuve «de grandeur d?âme vis-à-vis de ses adversaires malgré la défaite», selon Pravind Jugnauth. Je déplore vivement cette attitude dans cette campagne.»
D?une voix confiante, Prakash Hurry, essaie de vaincre sa timidité face au public. Son premier discours est bref. «C?est un grand défi de remplacer Sir Anerood Jugnauth», lance-t-il.
Il rappelle les «nombreux projets du gouvernement depuis trois ans» et assure que le nouveau tandem à la tête du pays est«bien solide et qu?il est fier de faire partie de ce gouvernement». Après avoir concédé que «c?est pas facile de cose devant tout sa quantité dimoune là», il cède le micro à Prakash Meenoowa, maître de cérémonie, sous quelques applaudissements.
Publicité
Publicité
Les plus récents