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Discrimination contre la femme : respecter la convention
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Discrimination contre la femme : respecter la convention
Les parlementaires des pays de l?océan Indien sont invités à veiller à ce que les législations qu?ils sont appelés à voter soient en conformité avec la Convention sur l?élimination de toutes les formes de discriminations à l?égard des femmes (CEDAW). C?est une des recommandations de la Déclaration rédigée par le réseau des femmes parlementaires de l?océan Indien à l?issue d?un séminaire de formation sur le CEDAW à Tananarive, Madagascar, animé par l?avocate mauricienne, Pramilla Patten, experte siégeant sur le comité du CEDAW, et organisé par l?Assemblée parlementaire de la francophonie (APF), constituée en juillet 1989. D?autres séminaires du même genre auront lieu.
40 parlementaires femmes ? 10 sénateurs et députés de Madagascar, six députés des Seychelles, deux des Comores et une de la Réunion ?étaient présentes sauf Maurice qui avait pourtant été invitée.
Dans la Déclaration finale du séminaire, il est aussi demandé aux gouvernements des pays représentés, et particulièrement au judiciaire et à la société civile, de diffuser très largement la CEDAW, ratifiée par tous les pays africains ? à l?exception de la Somalie et du Soudan ? de même que son Protocole facultatif. Pour faciliter la compréhension de la Convention, le réseau demande aussi que celle-ci soit traduite dans les langues nationales des pays concernés.
Autres requêtes : la ratification par les gouvernements du Protocole additionnel à la charte africaine des droits de l?homme et des peuples et la soumission, dans les délais prescrits, des rapports réguliers sur les progrès enregistrés par rapport à la Convention.
Si Maurice a ratifié le CEDAW, il n?a pas avalisé son Protocole facultatif qui permet à une femme en tant qu?individu ou à un groupe de femmes de saisir le comité du CEDAW sur une violation des droits énoncés par la Convention et l?autorise même à enquêter sur les plaintes. Ce comité a déjà à son actif une enquête autour de la disparition, du viol et du meurtre de plusieurs femmes par des gangs organisés dans une région spécifique du Mexique. L?enquête a abouti à l?arrestation de plusieurs policiers et au limogeage de plusieurs fonctionnaires.
Depuis janvier, Pramilla Patten préside le groupe de travail sur les communications au sein du comité du CEDAW. De ce fait, toutes les plaintes reçues seront dirigées vers elle.
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