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Diana Amélie : et le verre se fait art
Le visage éclairé par un magnifique sourire, Diana Amélie, 22 ans, nous accueille dans le petit atelier où elle llaisse courir son imagination sur des objets auxquels elle donne des couleurs éclatantes. Sur une table sont exposés ses travaux qui jettent sur la nappe et les murs de multiples taches de lumière verte, rouge, jaune, faisant de la pièce un vrai kaléidoscope. Bouteilles de vin, pots de café, de confiture, verres? Diana récupère tout ce qui paraît à première vue inutilisable pour en faire des objets de décoration.
Au collège Notre Dame, qu?elle a fréquenté jusqu?en Form V, la jeune fille se découvre un intérêt pour l?art. Ce qu?elle aime par-dessus tout, c?est créer, mélanger diverses formes d?expression artistiques : peinture, collage, broderie? Tout comme elle s?essaye au mélange de peinture à l?eau et de peinture à l?huile. « Ce n?est pas évident, car ces deux peintures ne sont pas censées se mélanger, mais finalement, je trouve que ça donne un bel effet », constate Diana.
<B>Elle donne libre cours à la créativité</B>
Sa Form V terminée, la jeune fille cherche un collège où elle pourra se perfectionner dans le domaine de l?art, sa matière préférée. Mais manque de chance, ses résultats ne sont pas concluants. Elle se tourne alors vers les beaux-arts, mais là, nouvel échec.
Loin de se décourager, Diana persévère, encouragée et aidée par Henriette Lam, qui la connaît depuis qu?elle est enfant. Avec Henriette, elle parcourt des livres sur l?art à la recherche d?un domaine dans lequel elle pourrait se lancer. Bougies, peinture sur soie? le choix est vaste. Diana opte finalement pour la peinture sur verre : « Ça change de l?acrylique. Avec la peinture sur verre, je peux imaginer plein de choses, travailler sur des objets de formes diverses, mettre la peinture en relief. »
En peu de temps, la jeune fille acquiert les techniques qu?elle approfondit dans les livres empruntés à la National Handicraft Library. Petit à petit, son style s?affirme. Des bouteilles de vin et des verres, elle passe aux miroirs et aux quinquets sur lesquels cette fois elle donne libre cours à la créativité. « Au début, je me contentais de copier sur verre ce que je trouvais dans les magazines, mais à la longue, et avec un peu d?audace, j?ai commencé à créer des formes. Je voulais un style qui soit bien à moi. » Les objets, exposés sur la table, en témoignent : ils sont ornés d?algues, de papillons, de fleurs aux formes originales, d?une Égyptienne scintillante de mille couleurs.
Pour une première, Diana a participé à une expo-vente au Centre d?expression française, à Curepipe. Elle a vendu de nombreux objets et a même reçu des commandes. Pour la plupart, des plats pour des mariages et des baptêmes. L?argent qu?elle empoche lui sert alors à acheter sa peinture? qui coûte cher. Désormais bien lancée, la jeune femme varie les plaisirs : fer forgé, fleurs séchées, origami (art traditionnel japonais du papier plié)? « J?attends d?avoir plus d?expérience pour me mettre à mon compte. J?envisage pour cela de prendre un cours en management. Je ne me décourage pas, malgré les difficultés. Je trouve que les gens devraient faire preuve de plus de compréhension vis-à-vis des jeunes qui débutent. Au lieu de les casser, ils devraient plutôt les encourager à faire leur place au soleil. »
Et que fait Diana quand elle ne peint pas ? « J?écris, surtout des poèmes. L?écriture me permet de m?extérioriser, de me défaire de mon angoisse. Et puis (avec un rire malicieux) je joue au foot. »
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