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Dev Hurnam s?accroche à sa robe
L?avenir professionnel de Dev Hurnam, avocat, reste suspendu à la décision du Full Bench de la Cour suprême. Cette instance doit se prononcer sur la radiation ou non de l?avocat du barreau. Celui-ci a comparu mercredi devant cette instance et s?est évertué, pendant plus d?une heure, à convaincre les juges de ne pas le radier du barreau.
Dev Hurnam a, durant sa plaidoirie, estimé qu?il avait purgé sa peine lors de son incarcération. L?avocat ne s?explique pas les raisons qui pourraient pousser le comité disciplinaire à le radier du barreau. « Pourquoi veut-on prendre des actions disciplinaires contre moi ? », a-t-il lancé aux juges siégeant sur le comité disciplinaire.
Luttant pour garder le droit d?exercer sa profession, Dev Hurnam a demandé qu?une chance lui soit accordée pour qu?il puisse se « réhabiliter » dans la société. L?avocat aurait même laissé entendre que c?est son caractère bien trempé qui lui aurait valu tous ces problèmes. Le comité disciplinaire devrait se réunir d?ici quelques jours et faire connaître sa décision.
Des « développements récents »
Dev Hurnam avait été arrêté le 27 avril dernier à la suite de la décision du conseil privé de maintenir la peine de six mois de prison infligée par la cour intermédiaire. Les Law Lords avaient, dans leur décision, fait ressortir que la faute de Dev Hurnam aurait été de « provide an effective false alibi for Bholah in order to assist him to evade conviction, but it was undoubtedly the intention of the parties to the conspiracy to achieve this object by misleading the police and putting them off the event which would have hindered them in their enquiries into the robbery ». Le principal concerné a toujours nié les faits qui lui sont reprochés.
L?avocat avait fait appel de ce jugement qui le condamnait à six mois de prison pour avoir conseillé à l?un de ses clients, Soobashsing Bholah, de fournir un faux alibi dans le cadre d?une enquête sur le braquage en 2000 de la State Bank de Grand-Bois, en vain. Le jour de son arrestation, Dev Hurnam intervenait sur les ondes d?une radio privée et a été arrêté « en direct ».
Le bouillant avocat avait toutefois tenté de geler l?application du jugement en soumettant plus tôt une motion à la Cour suprême. Des « développements récents », avait-il expliqué, justifiaient cette initiative. Soobashsing Bholah serait, en effet, revenu sur ses propos, affirmant à la police qu?il avait fourni son alibi avant de s?être offert les services de Dev Hurnam. Ce dernier espérait ainsi que la cour accéderait à sa demande, soit ne pas appliquer le jugement tant que ces « développements » ne seraient pas tirés au clair. En cas de refus, l?homme de loi comptait s?en remettre à la commission de pourvoi en grâce. Mais la justice en aura décidé autrement, exécutant, dès l?arrivée des documents, le jugement à l?encontre de l?avocat et ancien parlementaire.
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