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Deux heures de congé pour les fonctionnaires

3 janvier 2006, 20:00

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Le bras de fer, opposant le gouvernement et les fonctionnaires à propos d?une demande pour que le 3 janvier soit décrété jour de congé spécial, s?est soldé par deux heures de congé hier. En effet, les chefs de départements ont autorisé les employés à rentrer chez eux à 14 au lieu de 16 heures.

Dans une déclaration, hier, Rashid Imrith, président de la General Government Services Union (GGSU), se dit heureux que le gouvernement a entendu l?appel du syndicat et que les chefs de départements ?ont eu des instructions pour release les fonctionnaires à partir de 14 heures?.

<B>?Une page tournée sur le conflit?</B>

?Les fonctionnaires étaient mécontents de n?avoir pas obtenu une demi-journée de congé le 30 décembre. Cela en raison d?un excès de zèle de la part de certains fonctionnaires?, dit-il. Mais si la plupart d?entre eux ont marqué leur présence sur leur lieu de travail, ils n?ont pas beaucoup travaillé pour ne pas dire? du tout. Ce qui a conduit certains chefs de département à les laisser partir plus tôt qu?à l?accoutumée.

La grogne avait gagné la fonction publique lorsqu?une circulaire leur avait été remise stipulant qu?ils devaient travailler jusqu?à 16 heures le 30 décembre et que leur demande pour que le 3 janvier soit déclaré congé public avait été rejetée. Pour le président de la Fédération des syndicats du service civil, ce congé spécial était justifié du fait que les activités économiques ne redémarraient pas le 3 janvier dans plusieurs secteurs.

La GGSU dit avoir tourné la page sur ce conflit tout en ajoutant que le gouvernement devrait compter avec les fonctionnaires pour surmonter les défis qui guettent le pays.

Pour Rashid Imrith, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, est sur la même longueur d?onde que le syndicat sur la nécessité de collaborer. Il estime aussi qu?il faut un dialogue permanent afin que les demandes des fonctionnaires soient satisfaites.

MONDE DU TRAVAIL

<B>Une reprise mollo mollo</B>

■ Comme il fallait s?y attendre, la rentrée 2006 se fait au compte-gouttes. Si tout le secteur public et une partie du privé ont repris hier, de nombreux employés sont encore en congé. Les veinards !

Pour le premier jour ouvrable de la nouvelle année, les firmes privées et le secteur public ont tourné au ralenti. Du côté de la Fonction publique, le taux de présence était de 72 % hier. ?C?est au-delà de nos espérances?, affirme un haut cadre de la fonction publique.

L?an dernier, le chiffre était de 90 % pour le 4 janvier. Mais il faut se rappeler que le 3 avait été décrété jour férié car les fêtes de fin d?année étaient tombées en plein week-end.

De nombreuses entreprises, dont celles de la zone franche, ne rouvrent leurs portes qu?en fin de semaine, dépendant des commandes, si ce n?est lundi prochain. Telle Floréal Knitwear qui est en congé jusqu?au 10 janvier.

Du côté de la banque et des assurances, on ne badine pas. ?Aujourd?hui (Ndlr : hier), c?est un jour comme les autres pour nous, explique-t-on à la Mauritius Commercial Bank (MCB). Tous les services sont opérationnels et disponibles aux clients.?

En revanche, certaines firmes roulent au rythme d?escargot, pour la bonne et simple raison que la période n?est pas propice au travail. ?Le ralenti s?explique du fait que bon nombre d?employés préfèrent prendre leurs congés annuels en début d?année?, précise Gérard Garrioch, le président de la Mauritius Employers Federation (MEF). En fin de compte, bon gré mal gré, le travail, tant dans le secteur public que du privé, ne retrouvera son rythme de croisière que la semaine prochaine.

AMBIANCE

<B>Une capitale somnolente</B>

■ Le centre névralgique et les artères de Port-Louis ont joué aux... passants absents hier. Désert ou presque, ambiance morne pour ne pas dire inexistante dans presque tous les endroits qui respiraient, il y quelques jours à peine, une frénésie d?achat.

A la place, c?était pour la plupart des échoppes clairsemées ou carrément vides des marchands ambulants, des rideaux baissés des magasins aux vitrines d?ordinaires si aguichantes et des portes résolument closes pour les bureaux qui faisaient relâche.

A La Chaussée et aux rues Royale, Pope-Hennessy et Desforges, où on se déplaçait avec peine ou en se bousculant sur les trottoirs la semaine dernière, certains rares promeneurs, ou retardataires impénitents en matière d?achats, semblaient apprécier leur confortable flânerie. A la recherche d?un objet qui les tenterait un peu, beaucoup ou pas du tout. Même la Happy World House faisait pâle figure avec ses lumières au néon et quelques magasins ouverts vaille que vaille.

Quant à la circulation, bon nombre d?automobilistes ont roulé comme dans un rêve. Une fluidité qui changeait agréablement des... désagréables bouchons..

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