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Deux candidats seulement pour la centrale

12 avril 2004, 20:00

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L?APPEL d?offres du Central Electricity Board (CEB) pour la construction d?une nouvelle centrale n?a pas créé de bousculade. Seulement deux groupes, la Société usinière du Sud (SUDS) et FUEL ont soumis des offres pour une unité bagasse-charbon. Celle-ci doit être opérationnelle fin 2006 pour répondre à la croissance de la consommation en électricité.

Fin 2003, sept compagnies avaient réceptionné les documents d?appel d?offres. Par la suite, quatre firmes ont exprimé leur intention de participer et la date limite de soumission, initialement prévue le 10 mars, a finalement été repoussée au 12 avril.

La centrale doit brûler de la bagasse et un autre combustible pour la période d?entrecoupe. Elle permettra au CEB de répondre à une croissance annuelle de la demande de 5 % dès 2006. Elle sera d?une capacité de 60 à 70 mégawatts dont la moitié sera requise en 2006 et le reste en 2008.

Actuellement, la part de bagasse dans la production d?électricité est de 18 % et celle du charbon de 25%. Le soutien d?une compagnie connaissant la gestion de centrales thermiques est nécessaire pour le promoteur du projet. Ce dernier, une fois choisi, sera responsable de la conception, du financement et de la construction de la centrale.

Donna Leclair, directrice générale du CEB, se dit satisfaite des deux propositions reçues. Elle espère que l?évaluation sera terminée aussi vite que possible. Selon le calendrier établi, le CEB espère pouvoir choisir la meilleure proposition d?ici fin mai et finaliser l?accord pour le Power Purchase Agreement (l?achat d?électricité) en juillet. Cet accord liera les parties pour 20 ans.

Selon Jacques d?Unienville, directeur de SUDS, la construction de la centrale est liée à la centralisation des sucreries de Mon-Trésor-Mon-Désert et de Riche-en-Eau sur Savannah. Cela est vital, dit-il, pour l?industrie sucrière. Il souligne que les conditions du CEB sont très ?rigoureuses?.

Son opinion est partagée par Jean-Claude Hoareau, administrateur de Mon-Désert-Alma. Cette compagnie sucrière avait décidé de participer à l?appel d?offres, mais après l?avoir examiné, elle s?est retirée en raison des risques financiers, techniques et environnementaux.

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