Publicité
Des produits pour bébé ?falsifiés? sur le marché
Par
Partager cet article
Des produits pour bébé ?falsifiés? sur le marché
L?Association des consommateurs de l?Ile Maurice (Acim) a demandé une enquête sur des produits alimentaires pour bébé. C?est ce que le secrétaire général de l?Acim, Jayen Chellum a expliqué hier lors d?une conférence de presse à Bell-Village. L?association clame que des produits falsifiés de la marque Emelac céréales diastasée seraient en vente à travers le pays.
L?Acim a confirmé avec l?exportateur de la marque, une compagnie française, que le dernier lot importé sur Maurice porte le numéro 40765. Ce lot, fabriqué en décembre 2003, expire en décembre 2006. Or, sur les étagères de certains supermarchés, l?Acim a récolté des produits portant le numéro de lot 40915. La date de fabrication de ce lot, selon l?emballage, est août 2004 et le produit expirerait en décembre 2007.
Certaines autres disparités existent entre l?emballage du produit original et celui du produit estimé douteux. Ce dernier serait empaqueté dans des boîtes de couleur plus pâle et les logos différeraient légèrement. La meilleure façon de détecter un produit falsifié est cependant de se baser sur le numéro de lot et la date d?expiration imprimés sur le côté de l?emballage.
?Comment se fait-il que des numéros de lots que l?exportateur n?a pas envoyés soient sur le marché ?? questionne Jayen Chellum, secrétaire général de l?ACIM. L?association a écrit au Ministère de la Santé ainsi qu?au Ministère des Droits de la Femme, qui est aussi responsable de la protection des consommateurs, afin de mener une enquête sur les produits soupçonnés d?être falsifiés.
Une deuxième requête a aussi été soumise par l?Acim, cette fois-ci au ministère des Finances ainsi qu?au Government Lotteries Commission. L?Acim s?attaque à la loterie verte de fin d?année. ?Pour les 10 millions de billets vendus, les recettes s?élèvent à Rs 100 millions. Tous les lots ajoutés arrivent à Rs 42 270 000. Quand on retire les frais administratifs, le reste va au gouvernement, c?est-à-dire plus de Rs 50 millions?, affirme Jayen Chellum.
L?Acim a demandé un rendez-vous avec Rama Sithanen, ministre de Finances. Elle estime qu?une plus grande part des recettes doit être reversée au public à travers les lots.
Publicité
Publicité
Les plus récents