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Des enfants épaulés par ?Sponsor A Child?

1 janvier 2007, 00:00

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Nashrah Tapdoo, adolescente filiforme de 14 ans, vit au Muslim Orphanage depuis la séparation de ses parents il y a quatre ans. Sa mère qui est sans emploi, et ses deux s?urs y habitent aussi. La jeune fille fréquente le collège Madad-Ul-Islam de Plaine-Verte et malgré les bouleversements familiaux qu?elle a vécus, elle s?est accrochée à ses études. Ses seules faiblesses au niveau académique sont en anglais, mathématiques et comptabilité.

Le Muslim Orphanage, qui opère grâce aux dons et au zakhat, payait des leçons particulières pour la jeune fille. Mais le fardeau financier pour cette institution a fini par s?alourdir. Lors d?une visite de Chandranee Bhuckory, présidente du comité exécutif de Sponsor A Child au Muslim Orphanage, Rhoodijah Kadersaïb, la responsable, a évoqué la question des coûts des leçons particulières de Nasrah. Le cas de l?adolescente, comme pour chaque demande, est examiné et c?est au comité de décider de la parrainer ou non.

Depuis un an, c?est Sponsor A Child qui prend en charge les coûts des leçons particulières. Décision qui a boosté la motivation de l?adolescente. ?Mo le al pli divant. Mo le montre zot ki avek zot led, enn zenfan so lavenir kapav meiler. E mo le montre zot tou ki mo finn gaign oportinite fer progre et ki pena diferans ant moi ek zanfan ki ena zot paran autour zot.?

Bhavta Issur, 13 ans, n?a connu que l?univers du Gayasing Ashram. Cette jeune fille, qui fréquente le DAV College à Port-Louis, a besoin d?une attention particulière dans des matières spécifiques. Deorishi Boolell, responsable du Gayasing Ashram, a fait appel à Sponsor A Child qui accepté le parrainage.

Depuis que Bhavta suit des cours particuliers, elle a amélioré la moyenne de ses résultats en anglais et en mathématiques et s?apprête à entrer en Form III ce mois-ci. ?Mo le kontinue mo lekol e mem al liniversite. Mo espere mo pou gaign sa soutien Sponsor A Child pou ankor lontan?, confie Bhavta.

C?est à 17 ans que Mathieu Berthelot commence à entrevoir une issue de secours possible. Cet enfant, dont la mère est internée à l?hôpital psychiatrique, a été placé à la crèche de Quatre-Bornes alors qu?il n?était qu?un bébé.

Depuis dix ans, il vit au Foyer Père Laval. Son parcours scolaire est tout aussi haché : à la fin du cycle primaire, il fait deux ans au collège Père Laval, suivi d?une formation pour les adolescents dans un centre de jeunesse et d?une autre année dans une école privée.

S?étant découvert une passion pour l?agriculture et en particulier l?horticulture, Mathieu a voulu suivre les cours de la Maison familiale et rurale du Nord. Cette institution à la scolarité payante dispense aussi bien une formation professionnelle qu?une éducation académique. Mathieu n?a toutefois pas les moyens pour s?y faire admettre.

Le Foyer Père Laval a alors fait appel à Sponsor A Child. En plus de fréquenter la Maison familiale et rurale du Nord où il suit le programme d?études de la Form IV, l?adolescent a la possibilité de faire un stage à la Compagnie Agricole de Labourdonnais. ?Mo apran boukou kitsoz e monn gaign boukou lexperians. Mo envie montre ki enn dimounn dan kouvan kapav kone kouma lezot dimounn. Bizin zis kapacite, volonte ek enn ti led financier??

AIDE FINANCIÈRE

En quête d?un parrain pour rétribuer un secrétaire...

■ Le projet ?Sponsor A Child? a été relancé, il y a trois ans, par les membres du Mauritius Council for Social Services (Macoss) avec pour objectif d?accorder un soutien financier aux enfants de 4 à 18 ans vivant dans les orphelinats et autres institutions. ?Sponsor A Child? n?avait pas de bureau. La SACIM lui a cédé une pièce dans son bureau de Britannia Park à Vacoas. C?est Valérie Bouïc, membre de ?Sponsor A Child?, qui s?occupe du secrétariat de cette ONG. Si la Mauritius Commercial Bank a offert une petite somme pour les frais de secrétariat, Chandranee Bhuckory est en quête d?un parrain disposé à rétribuer un secrétaire à plein temps... En attendant, plusieurs conditions sont rattachées pour le soutien des enfants : payer pour des traitements médicaux non disponibles à Maurice, se charger de frais de leçons particulières, de la formation professionnelle, d?examens, de l?achat des manuels, outils et équipements pour l?éducation et la formation. Chandranee Bhuckory explique que même si la limite d?âge imposée au départ est entre quatre et 18 ans, si la personne parrainée a obtenu de bons résultats de fins d?études secondaires et a la capacité de faire des études universitaires, ?Sponsor A Child? est disposé à continuer à la financer. ?L?évaluation se fait au cas par cas.? Le démarrage du projet a été lent, l?obstacle le plus important étant que de par son statut, le Macoss ne pouvait recevoir de l?argent. C?est ainsi qu?il a été décidé de faire inscrire l?ONG ?Sponsor A Child?. Les exonérations fiscales pour dons aux organisations charitables n?ayant plus cours, Chandranee Bhuckory ne craint pas que les particuliers et les entreprises se montrent moins généreux. ?Au lendemain d?un point de presse récent, dix nouveaux parrains éventuels se sont manifestés. Les gens connaissent nos objectifs et savent que nous voulons que ces enfants qui ont pris un mauvais départ dans la vie, se rattrapent?.

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