Publicité

Des 100m aux pronostics difficiles à Saint-Denis

20 août 2003, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Blessures et absences ont fait des neuvièmes championnats du monde qui débutent le 23 août à Saint-Denis, près de Paris, une compétition aussi imprévisible que son épreuve-reine, le 100 mètres, chez les hommes comme chez les femmes.

Maurice Greene, dont le palmarès affiche déjà quatre titres mondiaux ? trois sur 100m en 1997, 1999 et 2001 et un sur 200m en 1999 ? aurait dû être l?immense favori du sprint messieurs.

Depuis que son compatriote Tim Montgomery lui a ravi son record du monde avec un temps de 9,78 secondes, en septembre dernier au Stade Charléty, devenu aujourd?hui une des pistes d?entraînement du Stade de France, Greene n?a plus été lui-même.

Il ne courra le 100m du Stade de France que parce qu?il est qualifié d?office en tant que tenant du titre et en supplément aux trois premiers des championnats des États-Unis, Bernard Williams, Tim Montgomery et Jon Drummond.

Greene proclame toujours avec autant de force et de volubilité qu?il est l?homme le plus rapide du monde et personne ne doute qu?il puisse encore réussir une course exceptionnelle comme il l?a prouvé en 9,94 en Californie le 1er juin.

Mais une tendinite à la jambe droite entrave ses entraînements et ralentit ses courses et il pourrait bien être victime de l?usure du temps après avoir passé six ans ? une vie entière pour un sprinter ? au sommet du 100 mètres. Si tel est le cas, nombreux sont ceux qui doutent que Montgomery ait la stature nécessaire pour prendre la relève.

Après avoir concédé le titre de champion des États-Unis à Bernard Williams, le recordman du monde vient de vivre une piètre saison européenne, renonçant au combat après une quatrième place au meeting de Londres. Bernard Williams n?a guère brillé dans les meetings de la Golden League.

Arron en arbitre ?

Il n?a remporté qu?une victoire en cinq courses, à Paris, sur la piste des championnats du monde tout de même, et n?a pris que la sixième place en 10?13 du dernier meeting à Zürich, vendredi dernier.

John Capel a été le meilleur sprinter américain de la série avec trois victoires à Rome, à Berlin ex-aequo avec le Namibien Frankie Fredericks, et à Zürich, mais il n?est pas qualifié pour le 100 mètres et devra se contenter du 200 mètres.

Cette méforme apparente des stars américaines pourrait faire le bonheur des nouveaux sprinters britanniques, Mark Lewis-Francis, vainqueur Golden League à Oslo, et surtout le champion d?Europe en titre Dwain Chambers.

Chez les dames, l?absence de Marion Jones, qui a accouché en juin d?un bébé dont le père est Tim Montgomery, rend le 100 mètres tout aussi ouvert. L?Ukrainienne Zhanna Pintusevith-Block, qui avait battu Marion Jones il y a deux ans à Edmonton, vise le doublé 100-200 mètres mais sa préparation a été perturbée par des blessures.

Kelli White, la nouvelle championne des États-Unis sur 100 et 200 mètres, se retrouve ainsi propulsée au rang de favorite. Elle a gagné à Berlin en 10?84, réussissant le meilleur temps de la série Golden League.

La Bahaméenne Chandra Stirrup se présentera forte de son expérience et de trois victoires, une place de deuxième et une de troisième durant la saison européenne.

En trois rencontres avec Kelli White, la Bahaméenne a gagné deux fois à Oslo et Rome et a perdu à Berlin. Elle s?est inclinée face à l?Américaine Chrysty Gaines à Zurich.

La Française Christine Arron, championne et recordwoman d?Europe, qui revient doucement à son meilleur niveau après avoir eu un enfant il y a un an, espère profiter de cette rivalité pour se glisser sur le podium.

Elle devra surveiller sa jeune compatriote Muriel Hurtis, déjà détentrice d?un titre de championne d?Europe et d?une médaille d?argent aux championnats du monde même si c?est sur 200m et en salle.

J.-Paul Couret

(Reuters)

Publicité