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De nouveaux accords pour stimuler le secteur ?seafood?
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De nouveaux accords pour stimuler le secteur ?seafood?
Une série de rencontres avec les autorités de différents pays tels les Seychelles, Madagascar et Japon, entre autres, est prévue pour les prochains mois. Le but étant d?apporter un nouveau souffle au secteur du seafood.
Ainsi, cap à Bruxelles fin juin pour des négociations sur le renouvellement de l?accord de pêche avec l?Union européenne (UE). Maurice y jouera ses cartes pour accélérer la croissance du secteur, et ainsi créer davantage d?emplois et accroître les exportations.
En vertu de l?accord actuel qui date de trois ans et qui arrive à terme, 41 senneurs et 49 palangriers européens se sont vus octroyer des permis pour pêcher dans les eaux mauriciennes.
L?impact des escales des bateaux de pêche européens et asiatiques à Port-Louis sur l?économie mauricienne est appréciable. Cela pourrait se chiffrer à bien plus de Rs 5 milliards si l?on tient compte des autres services qui leur sont offerts en termes de réparation, carénage, approvisionnement en fuel et denrées alimentaires, frais de manutention et autres frais portuaires. Les licence fees à elles seules rapporteraient quelque Rs 60 millions.
Des négociations porteront également sur les accords existants avec d?autres pays, comme les Seychelles et le Mozambique. Les discussions avec les Seychelles se feront toutefois après la conclusion de l?accord de pêche avec l?UE. Maurice s?apprête par ailleurs à signer un accord avec Madagascar. Comme pour les Seychelles, ce sera sur une base réciproque. Les bateaux mauriciens pourront pêcher dans les eaux malgaches et vice-versa.
Arvin Boolell, ministre de l?Agro-industrie, fera probablement le déplacement, pour sa part, en juillet au Mozambique dans le contexte visant à revoir le protocole d?accord qui existe entre les deux pays.
Une délégation du secteur privé devrait également s?y rendre pour essayer d?exploiter les opportunités de développer les relations commerciales en vue de leur approvisionnement en produits de mer.
S?ensuivra la visite d?une délégation menée par le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen et composé des représentants du Board of Investment et du secteur privé pour des discussions au Japon en juillet. Ces discussions devraient aboutir à un accord avec des autorités japonaises pour des partenariats dans la production du sashimi et des investissements dans l?aquaculture.
Maurice a déjà un accord avec la Federation of Japan Tuna Fisheries Cooperative Associations pour les opérations de pêche des bateaux japonais dans les eaux mauriciennes. En même temps, l?aide japonaise dans le secteur de formation de Mauriciens dans de nouvelles techniques de pêche sera abordée.
?Nous tirons maximum avantage de ces accords actuellement. Les chantiers navals, comme le Chantier naval de l?océan Indien et Taylor Smith, ont actuellement beaucoup de travaux avec tous ces bateaux qui viennent à Port-Louis pour le carénage et des travaux de réparation?, explique Daroomalingum Mauree, Principal Fisheries Officer au ministère de l?Agro-industrie et de la Pêche.
Jean-Yves Ruellou, directeur du Chantier naval de l?océan Indien, souligne que la compagnie investira Rs 300 millions dans l?extension d?un quai et d?un élévateur de bateaux. Les travaux d?extension ont commencé cette semaine. Ils permettront d?accueillir des thoniers japonais pour des travaux de réparation et de carénage quand ils viendront transborder leurs prises.
Les bateaux espagnols et français transportent aussi des cargaisons de thon pour des usines de traitement à Port-Louis quand ils arrivent pour ces mêmes travaux de réparation et de carénage.
Le secteur seafood emploie actuellement 2 150 personnes. En l?espace de deux ans, les exportations sont passées de Rs 4 milliards à Rs 7 milliards.
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