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Dayal, promesse non tenue
En fin de compte, Ray Dayal a parlé pour ne rien dire. Aucun fait saillant n?est sorti dans sa conférence de presse vendredi. Après sa remise en liberté sous caution, dans la cour du tribunal de Curepipe lundi, l?ancien commissaire de police avait pourtant promis des révélations. Mais il n?en est rien.
Antoine Chetty, l?homme de main de Vinay Deelchand, avait allégué que Raj Dayal l?avait reçu, aussi bien que son employeur et Moonsamy Mooraghen au Warriors? Retreat de la Special Mobile Force ( SMF) à plusieurs reprises. Il l?a également impliqué dans un complot visant à cacher de la drogue chez Satish Nundlall en 1994. Mais l?ancien commissaire de police nie les faits et se dit victime d?une vaste machination.
Lors de ces rencontres, explique-t-il, il s?agissait de décider de la marche à suivre afin que la police fasse une descente pour arrêter certains individus pour possession de drogue. Ce serait à l?issue d?une des ces réunions que Raj Dayal aurait contacté des subordonnés à l?Anti Drug and Smuggling Unit (Adsu) pour que des perquisitions soient effectuées.
À la suite des révélations d?Antoine Chetty, un surintendant de l?Adsu, Vinod Appadoo a été interrogé. Il a confirmé que l?ancien chef de la police l?avait bien appelé en 1994 afin que son équipe fasse des perquisitions chez le dénommé Satish Nundlall.
Serein et tout sourire, Raj Dayal dit savoir pourquoi Antoine Chetty l?a impliqué dans le réseau Deelchand. Il évoque (voir ci-contre) une rencontre qu?il a eue avec feu le notaire Rajkumar Lallah du temps où il était commissaire de police. Ce dernier lui avait demandé une protection contre le garde du corps car il craignait pour sa vie.
De fil en aiguille, Raj Dayal se dit prêt à consigner une déposition au Central Criminal Investigation Department (CCID) et non à l?Adsu «car c?est pas sa prérogative ». Il serait donc prêt à le faire devant le chef inspecteur Prem Radhooa qui est chez les soldats de la SMF depuis quelques années déjà depuis sa mutation de la CID de Curepipe.
Faisant état de ses « 29 ans de carrière », de son combat contre la drogue, et des vies qu?il a sauvées avec risques et périls, il fait une violente sortie contre la police, surtout pour s?être trompée de maison lorsqu?elle est venue l?arrêter lundi matin. « Comment se fait-il que les policiers ne savent pas où habite un ancien commissaire ? L?actuel commissaire était lui-même un ancien responsable du service de renseignements? »
Le passage au renseignements de l?actuel commissaire, Ramanooj Gopalsing, est utilisé par Raj Dayal pour lui infliger une volée de bois vert. « Lorsque j?étais commissaire, je n?ai jamais été averti par le service de renseignements des activités de Vinay Deelchand. On dépensait des millions pour le service de renseignements. »
Il saisit également l?occasion pour rappeler qu?il n?était pas chef de la police lorsque Philippe Calou avait été agressé par la bande de Vinay Deelchand.
Rusé, Raj Dayal arrive à contourner habilement la question des journalistes quant à la fameuse liste des probables trafiquants de drogue et de leurs complices. Une liste que lui a remise le travailleur social Ally Lazer en 1996.
« Ene CP couma Raj Dayal ti pe handle 2 000 dossiers par zour. Li ti pe guet seki ti bizin dan bann dosier la. Si line remet sa CP, li bizin ankor dan casernes», dit-il. Ce dernier explique quand même que « s?il y a eu des allégations que Vinay Deelchand est un trafiquant de drogue, ça doit être on record? »
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