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Ayant lu avec beaucoup d?attention et d?intérêt l?article de notre compatriote Yvan Martial, je viens faire appel à votre hospitalité, afin d?exprimer une opinion ? parmi d?autres ? sur les critiques, pour ne pas dire les attaques, venant de certains membres de l?actuel gouvernement, qui régulièrement et systématiquement, accusent de tous les maux de la création, cette partie de notre population, que l?on classe ? très subjectivement ? comme « franco-mauriciens ».
Essayons de simplifier cette analyse, et référons-nous plutôt aux statistiques officielles, de notre pays, qui reconnaît les « groupes » suivants :
les Hindous, les musulmans, les Chinois, et la « population générale », cette dernière appellation regroupant les Mauriciens d?origine africaine, européenne ou mixte.
À partir de cette classification officielle, nous constatons la façon « très subjective » que nous avons, de nous considérer comme « franco-mauriciens », « indo-mauriciens », « sino-mauriciens », « créoles » etc.
Sachant que mes ancêtres étaient d?origine française et ma culture un mélange d?influence « française, anglaise et mauricienne », si je décide, subjectivement et arbitrairement, de me considérer comme un « franco-mauricien », cette « identification » me concerne personnellement, et elle me satisfait totalement, pour la bonne et simple raison que je sais quelles sont mes origines, et quand on sait « d?où l?on vient, on peut savoir où l?on va » ! comme le disait un sage très connu...
En conclusion, je suggère, que dans le but de contribuer, modestement, à la création de la « nation mauricienne », composée de « citoyens mauriciens », nous laissons ceux qui se considèrent « franco-mauriciens », « indo-mauriciens », « sino-mauriciens », « musulmans » ou « créoles » ou autres... avec leurs propres convictions, que nous respectons, sachant toutefois, que par rapport à la réalité des choses « tous ceux qui sont nés et déclarés » à un bureau d?état civil à Maurice sont ? depuis l?institution de la République en 1992 ? d?abord et avant tout des citoyens mauriciens !
Ceci dit, je remercie M. Yvan Martial, la lecture de son article m?ayant fait réagir, dans le but principal de « rassembler ce qui est épars ».
Louis-René Dalais, membre actif de la « diaspora mauricienne » de Paris
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