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Corson défend son thé

1 juillet 2004, 20:00

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?On a perdu la bataille sur les coûts de production. Maintenant il faut se battre sur le terrain de la qualité.? Pour Max-Emil Boullé, directeur général de Corson Tea Estate, l?avenir du secteur thé doit s?appuyer sur une quête renouvelée de la perfection. Que ce soit au niveau de la culture ou des différentes étapes de production.

C?est là un travail de longue haleine auquel tous les partenaires doivent s?associer. ?Depuis des années les planteurs étaient payés au kilo, explique Max-Emil Boullé. Maintenant, nous intervenons sur la qualité. C?est la façon de cueillir qui a complètement changé.? Ainsi, Corson ambitionne d?élever la qualité du thé mauricien et de valoriser cette boisson aussi bien sur le marché local qu?international.

La diversification des offres est un autre élément important d?une stratégie de développement axée sur l?avenir. Les nouvelles gammes de thé Corson (thés aromatisés), aussi bien que les classiques (saveurs traditionnelles) correspondent à ce principe. La stratégie du groupe est claire : s?appuyer sur l?évolution des goûts en Europe, notamment en matière d?aromatisation, afin de satisfaire une clientèle de plus en plus exigeante à la recherche de nouvelles saveurs. L?originalité, c?est que ces nouveaux thés se dégustent chauds comme froids.

?Il faut sans cesse innover pour offrir le meilleur produit qui soit?, souligne Elizabeth Corson, présidente du conseil d?administration de Corson Tea Estate. Si Corson croit en l?avenir du thé, la compagnie juge toutefois que la situation actuelle est alarmante. Les coûts de production ne cessent de grimper et la libéralisation régionale du commerce constitue une menace : elle ouvrirait le marché mauricien à des importations de thé étranger moins cher à produire.

De plus, dans le cadre des accords du COMESA, les produits commerciaux fabriqués dans les Etats membres sont exemptés de taxe sur le marché mauricien. Résultat, le thé local n?est plus compétitif.

Les exportations du thé mauricien ont connu une baisse entre 1992 et 2002, passant de 5 462 tonnes à 40 tonnes. Le secteur privé assure la relève essentiellement pour alimenter le marché local, mais la production de thé chute radicalement.

À titre de comparaison, en 1985 les plantations de thé occupaient 3 828 hectares contre 680 hectares aujourd?hui. Corson se bat sur un autre terrain. Le groupe souligne l?importance d?investir dans les recherches scientifiques pour améliorer la qualité du produit. Cette étroite collaboration entre le milieu scientifique et le secteur privé est un des principaux axes de développement défendus par Corson. L?objectif étant d?atteindre une amélioration des variétés.

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