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Controverse sur le projet Park View Estates

3 novembre 2004, 20:00

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La société LYS, promotrice de Park View Estates, à Trou-aux-Biches, a décidé d?annuler son projet. Elle se dit victime d?une décision des autorités et compte saisir le Tribunal de l?environnement.

Le complexe résidentiel devait voir le jour sur un peu moins de trois arpents à Trio Road, Trou-aux-Biches. Le projet prévoyait la construction de 80 appartements sur cinq niveaux et occupe seulement 22 % du terrain. Le reste aurait été converti en espaces verts avec une zone de parking. Le projet aurait nécessité un investissement de Rs 300 millions.

A.K.F. Law-Hing-Choy, le promoteur principal, explique que les autorités lui ont imposé des restrictions quant à la hauteur du complexe et le nombre maximum d?appartements. Cependant, Park View Estates se trouve dans une zone en retrait du littoral où, estime-t-il, ces restrictions ne sont pas applicables.

Le ministère de l?Environnement explicite et justifie les restrictions imposées au promoteur. ?Il a obtenu son permis, mais il lui a été demandé de réduire le nombre d?étages. C?est un dossier traité en toute transparence?, insiste Ananda Rajoo, conseiller au ministère de l?Environnement. Il ajoute que le ministère de l?Environnement milite, depuis plusieurs années, pour promouvoir un développement durable et régler les activités conflictuelles qui surgissent dans le paysage mauricien, dues, dans l?ensemble à un ?défaut d?urbanisme?.

Une question de principe

Dépité, A.K.F. Law-Hing-Choy avoue ne pas comprendre ces restrictions. Ses partenaires et lui pensent qu??il n?est pas bon être investisseur à Maurice de nos jours?.

?A Grand-Baie, il y a des complexes commerciaux et même des hôtels, pieds-dans-l?eau qui sont plus élevés?, s?indigne Joe Chan Chiang, l?architecte du projet. De son côté, Joy Beeharry, l?homme de loi de la société de promotion, estime que l?action auprès du Tribunal de l?environnement est motivée essentiellement par ?une question de principe?. ?Il n?y a pas d?uniformité dans les règles à Maurice. Nous souhaiterions qu?elles soient les mêmes pour tout le monde?, insiste Me Beeharry.

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