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Conte en mouvement

16 février 2008, 00:00

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Léone Louis et Nikola Raghoonauth, le poète-conteur mauricien, de la troupe Baba Sifon de la Réunion ont initié un atelier pour poursuivre un travail enclenché il y a deux ans.

Autour d?eux durant cet atelier, il y avait Gaëlle Tossé, Yannick Nanette et Norbert Planel. Ces derniers avaient déjà participé à une session d?art oratoire en novembre dernier lors de la représentation de Baramine (Baba Sifon). Assurant ainsi la première partie de la pièce précitée. «L?idée de cette action est de formuler un échange autour de l?art de la parole,» explique d?emblée Léone Louis de Baba Sifon.

« Il y a une absence de l?art oratoire ici. Il faut créer des espaces pour faire connaître les contes mauriciens,» souligne Yannick Nanette, ancien élément de la troupe Mâ Ravan?.

Ce projet n?est qu?à ses débuts. C?est maintenant que l?énergie recherchée autour du conte se fait palpable. Les conteurs mauriciens veulent donner une existence à cet art de la parole. «L?impact du conte est très fort. Il manque juste un lieu spécifique pour l?exposer pour qu?il vit», ajoute Yannick Nanette.

<B>Cercle restreint</B>

« Il y a des gens qui perpétuent la tradition du conte, mais s?est confiné à un cercle restreint, bien souvent familial », souligne Gaëlle Tossé.

Le conte est un moyen de réunir les gens. «Avec ce premier jet, on invite les autres à s?exprimer, à prendre la parole. Le conte peut réunir les gens. Le conte est un art de proximité,» poursuit Yannick. Pour Gaëlle qui côtoie les planches avec la troupe d?Henri Favori, « le conte est un genre proche du théâtre mais différent.»

«La parole a une valeur. Il est important de dire. Que les gens t?entendent et t?écoutent. Le conte n?est pas simplement l?histoire des enfants, c?est aussi une affaire d?adultes. C?est un partage avec l?autre avant tout», explique Gaëlle. Le rêve de ce groupe de conteurs est d?organiser un festival de trois jours de conte ici. Et c?est faisable, disent-ils. « La tradition mauricienne a une relation très intime avec la parole,» observe Yannick. « On est à la recherche de producteurs pour, dans un premier temps aider au développement de cet art dans l?univers culturel d?ici,» souligne Nikola Raghoonauth. «On doit être capable de montrer qu?on a une culture. Et montrer ce qu?on a.»

« C?est un des plus beaux stages que j?ai organisés. Je remercie les artistes qui y ont participé. On est au début d?un rêve? », conclut Léone Louis.

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