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Cliniques : de nouveaux tarifs proposés
L?arrivée de l?hôpital Apollo à Maurice provoque de vives réactions du côté des cliniques. Deux semaines après la visite du président fondateur de ce groupe, Prathap Reddy, les institutions privées de santé sont sur les charbons ardents, jugeant qu?il devient urgent pour eux de discuter concurrence, stratégie, mais surtout, tarifs.
Un rapport faisant état d?un système de prix uniformes a du reste été remis à l?Association des cliniques. Ses propositions ? Rs 1 500 par jour pour une chambre commune, Rs 2 000 pour une chambre double et Rs 3 000 pour une chambre privée avec salles de bains séparée, Rs 4 000 pour une chambre privée avec des salles de bains privatives.
Pour une chambre climatisée, il faudrait compter Rs 5 000, pour une suite, Rs 6 000 alors qu?un ?high dependency with monitors? coûterait Rs 10 000 et qu?une chambre en soins intensifs s?élèverait à Rs 16 000.
Une autre proposition porte sur le ?nursing care?. Le patient devrait débourser Rs 3 000 pour un ?nursing care medical?, et Rs 6 000 pour un ?specialised nursing care? et Rs 1 500 pour ceux ayant recours aux lits spécialisés. Les autres services médicaux seraient facturés uniformément comme suit : radiographies : Rs 1000 à Rs 1 500, échographie : Rs 1 500, CT-Scan : Rs 6 000 et Imagerie à résonance magnétique: Rs 8 000. D?autres propositions portent sur les différents types d?interventions chirurgicales.
<B>Niveaux de soins différents</B>
Pour le président de l?Association des cliniques, Patrick Chui Wan Cheong, les cliniques sont obligées de se préparer à la concurrence : ?Nous n?aurons d?autre choix que de discuter nos stratégies de prix. Il y va de notre survie. D?autant que le Dr Reddy a fait clairement comprendre qu?il compte offrir des soins modernes à un moindre coût.?
Lors de la prochaine réunion de l?Association, la question sera ainsi au menu des discussions. Un des objectifs sera, selon Patrick Chui Wan Cheong, ?d?arriver à un consensus. Il y a certes quelques réticences mais nous n?avons plusieurs options dans ce nouveau contexte.? Car dans le passé, l?harmonisation des tarifs a déjà été évoquée au sein de l?Association mais n?a jamais pu se concrétiser vu la résistance de certains qui estiment que les niveaux de soins proposés dans les établissements sont assez différents.
La démarche d?Apollo, fait remarquer le président de l?Association, est inquiétante. Surtout que le taux de fréquentation des cliniques n?est pas des plus intéressant, ajoute-t-il. 20 % des patients mauriciens se font soigner dans les cliniques.
Du coup, le porte-parole, des cliniques privées estime que le réinvestissement ne sera plus envisageable : ?Le fait de ne pas pouvoir réinvestir sera certainement un handicap important dans la mesure où Apollo fera appel à la technologie de pointe et que nous serons à la traîne. Et cela ne pourra que nous désavantager dans le long terme.?
Déjà quelques idées jaillissent. Actuellement, le projet d?un lithotripteur mobile (appareil pour broyer les calculs rénaux) pour toutes les cliniques se précise. ?C?est une des conséquences du manque de moyens de nos cliniques. Nous espérons que d?autres idées émergeront?, soutient un directeur de clinique qui a voulu garder l?anonymat.
Le rapport rappelle que les tarifs des cliniques sont le quart de ceux pratiqués en Asie et le sixième de ceux d?Europe. Il hausse également le ton par rapport aux assurances qui jouent des ?dirty tricks during payments?, proposant que les assurances fassent de sorte que les paiements soient réglés dans une semaine.
Il est question, selon l?auteur de ce document, d?encourager les Mauriciens à se faire assurer davantage. Actuellement, quelque 100 000 personnes le sont.
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