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Cigarettes contre héroïne en prison
ON croyait la situation à la prison sous contrôle. Avec l?arrivée d?un expert indien et des conseillers techniques britanniques, les gardiens espéraient un retour à la normale. Hélas, les trafics en tout genre perdurent.
Depuis quelque temps, des cigarettes s?échangent contre de l?héroïne. Certains gangs disposent d?armes blanches et font la loi à l?intérieur de l?établissement, dictent le prix du paquet de cigarettes (25 % plus cher que sur le marché local).
Récemment, un chef de gang a été écroué pour trafic de cigarettes, de portables et d?armes tranchantes. Il a été transféré à la Bastille à Phoenix.
La fouille de l?armoire du détenu a permis la découverte d?armes tranchantes, d?une cinquantaine de paquets de cigarettes et de cellulaires. Le cadenas de l?armoire fourni par la prison avait été scié et remplacé par un autre que les gardiens ne pouvaient ouvrir.
Shoot dans la cour
Des portables circulent au nez et à la barbe des gardiens. L?un d?eux explique que certains détenus usent de leur téléphone à n?importe quelle heure sans être inquiétés. Ce sont notamment des gros bras et des chefs de bande que redoutent les autorités pénitentiaires.
Le gandia circule toujours et on rapporte que des prisonniers se shooteraient dans la cour en plein jour ! 80 % de la drogue disponible proviennent des gardiens-intermédiaires. Le reste est introduit par les proches des détenus.
Un responsable de la prison, interrogé hier, n?a pas nié l?existence d?un trafic mais estime qu?il ne faut pas exagérer les faits. ?Il y a certes un trafic de cigarettes et de drogue mais il a baissé de 75 % au moins.?
Les gardiens qui croyaient à un changement radical ont le moral très bas. Ils craignent que la situation ne dégénère : ?La direction est coupée de la réalité sur le terrain malgré les informations qui leur sont parvenues.?
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