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Chikungunya : la Santé s?arme pour l?été

30 août 2007, 00:00

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Declic des autorités après un premier cas de chikungunya. Un peu oubliée depuis quelque temps après l?été sans ?chik?, cette maladie est réapparue. Soudainement. Une Seychelloise en vacances dans l?île pendant le mois d?août était porteuse du virus.

La Santé rassure : le virus est importé et n?est pas présent dans l?île. Même si la menace ne se profile pas à l?horizon, les autorités prennent cependant les devants et déclenchent un arsenal de mesures pour affronter l?été qui arrive bientôt.

Pourtant, jusqu?ici, il n?y a pas eu de résurgence de la maladie dans la région. La Réunion n?a pas enregistré de cas récents. Il en est de même pour Madagascar. Aux Seychelles, il n?y a eu que des cas confirmés, soutient un porte-parole du ministère de la Santé de ce pays.

Le ministre de la Santé, Satish Faugoo, a présidé mardi une réunion regroupant la Chikungunya Unit et la Communicable Disease Control Unit (qui chapeaute les 13 bureaux sanitaires) pour mettre en place une série de dispositifs.

?Ce cas a été un wake-up call. Un seul cas est un cas de trop. Il suffit d?un cas pour tout propager. Sans être alarmiste, nous revoyons tout le système, pour mieux nous organiser, au cas où la maladie resurgit. C?est ainsi qu?il est question d?une réorganisation des bureaux sanitaires, de revoir nos logistiques, de renforcer les ressources humaines à notre disposition. Mais ces efforts seront vains si les Mauriciens baissent les bras?, soutient le ministre Satish Faugoo.

Déjà, à l?annonce de ce cas confirmé à Rose-Belle, plusieurs séances de larvicides, de fogging et de spraying ont eu lieu dans les environs. Les fièvres des personnes de la région sont suivies rigoureusement, fait ressortir un préposé de la Santé de cette région.

<B>Surveillance à l?aéroport</B>

?Nous n?avons aucune indication que le virus ait pu se propager. Dans deux semaines, nous serons davantage rassurés?, indique une source proche de ce dossier.

La Seychelloise a de son côté avancé son départ en raison de sa maladie. A l?hôpital, fait ressortir le ministre, elle se trouvait dans un ward isolé. Ses déplacements ont été retracés. Des échantillons de sang des voisins ont été pris à des fins d?examens. Et la surveillance, qui n?avait pas cessé à l?aéroport et au port, s?intensifie.

Lors de cette réunion, il a été question de réévaluer les facilités disponibles. D?autant que le pays dispose de moyens pour la détection, indique un spécialiste de la question. Il ajoute cependant qu?il faut qu?il n?y ait pas de failles au niveau de la surveillance.

<B>?Pas question de créer des psychoses?</B>

S?il n?est pas encore question de campagne agressive, les autorités vont ajouter un volet chikungunya à son Health Promotion Programme dans les écoles et au sein de la communauté. ? Il n?est pas question de créer des psychoses mais nous voulons nous armer pour que l?expérience de l?été dernier soit renouvelée, c?est-à-dire, un été sans le chikungunya. L?autopsie de la dernière campagne a été faite?, soutient le porte-parole du ministère de la Santé.

La réunion de mardi a également permis de faire le point sur les dispositions dans les hôpitaux, sur le protocole à être respecté et sur les moyens de désinfection dans l?éventualité de cas suspects. Le stock de produits chimiques pour le spraying, le larvicide, et le fogging a aussi été réévalué.

Les fonctionnaires chargés de la mise en opération de ces mesures ont été appelés à soumettre un état des lieux au ministre de la Santé dans les plus brefs délais. Plusieurs sous-comités ont aussi été créés hier pour faire le suivi des dispositions envisagées.

Une deuxième réunion, cette fois sous la présidence du secrétaire permanent du ministère, réunira demain le secteur privé et d?autres protagonistes concernés par le sujet.

CONSEILS

<B>Précautions à prendre</B>

■ Aucun effort des autorités n?aboutira tant que chaque Mauricien n?agira pas pour réduire les foyers de moustiques, vecteurs du virus. Les autorités recommandent ainsi :L?évacuation de toute accumulation d?eau après les grosses pluies notamment sur les toits, ou dans tout autre récipient pouvant contenir de l?eau stagnante.

D?éviter d?accumuler les déchets dans une poubelle ouverte. Le nettoyage des terrains vagues à proximité des maisons. S?ils présentent des risques pour la santé publique, il est alors impératif de contacter les collectivités locales (municipalités, conseil des districts ou autres) La protection des enfants contre les moustiques en utilisant régulièrement de produits anti-moustiques et en portant des vêtements recouvrant le plus possible le corps.

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