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Ce tout-à-l?égout qui évacue les désagréments...

7 décembre 2007, 00:00

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Mercredi, Pointe-aux-Sables. Une étape décisive a été franchie avec l?inauguration par le ministre des Services publics, Abu Kasenally, de l?unité de traitement des eaux usées de Montagne-Jacquot, une bénédiction pour la région. Finies les inondations au moment des grandes pluies de fin d?année et les odeurs nauséabondes? En effet, les retombées économiques et environnementales particulièrement positives sont escomptées là où s?étend le tout-à-l?égout. Celui-ci désengorge peu à peu les drains obsolètes ou débordés. Le National Sewerage Programme avance à grands pas : rédigé en 1992, ce plan visant à améliorer la qualité de la vie arrive à terme en 2012, où 50 % du réseau serait fonctionnel.

Dans le cas de l?unité de Montagne-Jacquot, ce seront d?abord les services sanitaires d?une zone résidentielle, commerciale et industrielle allant des quartiers sud de Port-Louis au Nord de Beau-Bassin qui reposeront sur un système moderne de canalisation, de traitement et d?évacuation.

La mer à Bain-des-Dames et à Pointe-aux-Sables ne sera plus affectée par les rejets d?eaux usées non traitées qui étaient jadis déversées par les unités de pompage de Fort-Victoria et de Pointe-aux-Sables. L?eau sera désormais rejetée après avoir été traitée «up to primary level» et désinfectée au chlore. On espère que l?écosystème pourra être amélioré et constituer un support mieux adapté au tourisme et à la pêche.

Les avantages pour l?économie se vérifient un peu partout. Dans une autre localité côtière, Baie-du-Tombeau, cinq kilomètres de connexions au tout-à-l?égout ont été déjà posés, de même que trois kilomètres de tuyauterie pour la fourniture en eau. Le chantier des unités de pompage est déjà entamé. Outre les connexions au réseau prévues pour 1 500 habitations et l?extension du réseau de distribution d?eau à 600 autres habitations, c?est la zone industrielle de Tianli qui sera bénéficiaire des travaux de la WasteWater Management Authority (WMA).

La protection des nappes phréatiques est un autre souci de la WMA qui chapeaute et exécute le travail de connexion : «L?enjeu est vital : si l?eau des nappes était contaminée, ce serait non seulement tout le réseau de distribution d?eau qui serait affecté mais encore les lagons eux-mêmes seraient pollués», nous indique Khushal Lobine, président de la WMA.

Ce travail gigantesque ? 30 % du réseau de tout-à-l?égout est actuellement connecté ? doit voir son principal ouvrage attaqué avec le Plaines Wilhems Sewerage Project et les 30 000 maisons qui devraient bénéficier du tout-à-l?égout d?ici 2009. Cette partie du réseau, qui commence à Curepipe à hauteur de la pâtisserie Suisse pour déboucher sur l?unité de Saint-Martin, verrait une amélioration significative de sa qualité de vie. Récemment, le blocage de l?ancien réseau passant par Pont-Fer, a souligné l?urgence du nouveau système ? en même temps que le besoin de mieux sensibiliser la population au bon usage du tout-à-l?égout.

Pour réaliser au plus vite les travaux de raccordement, l?Etat met les grands moyens et veut encourager les habitants : la connexion est en effet prise en charge à hauteur de Rs 175 000, un calcul qui tient compte de la distance qui séparerait le réseau du foyer à connecter. Ce qui veut dire que seules les habitations éloignées du réseau pourraient avoir à être concernées par d?éventuels frais de connexion. «Dans les faits, explique Navin Jowaheer, secrétaire au Conseil d?administration de la MMA, ce problème ne se posera pas dans les Plaines-Wilhems.»

Les sommes investies sont énormes : Rs 7 milliards en tout. Si l?Etat finance partiellement les projets, les bailleurs de fonds sont nombreux, de la Banque mondiale et la Banque japonaise de coopération internationale pour Montagne-Jacquot à l?Exim Bank de l?Inde pour Baie-du-Tombeau, sans oublier l?Exim Bank de Chine et la Banque européenne d?investissement ailleurs.

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