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Burundi : les rebelles acceptent de rejoindre le gouvernement
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Burundi : les rebelles acceptent de rejoindre le gouvernement
Des responsables burundais ont fait savoir hier que le plus important groupe rebelle du pays avait accepté de rejoindre le gouvernement dans les prochaines semaines après la résolution, par les deux parties, des problèmes qui faisaient encore obstacle à un accord.
Les rebelles n?ont fait aucun commentaire dans l?immédiat. Les deux parties se sont rencontrées à Pretoria, en Afrique du Sud, pour mettre une dernière main à un accord visant à mettre fin à dix ans de guerre civile entre les rebelles issus de l?ethnie hutu, majoritaire, et l?armée à dominante tutsi.
Des combats opposant toujours diverses factions rebelles burundaises, il est à craindre cependant que les négociations entre le gouvernement du président Domitien Ndayizeye et les Forces pour la défense de la démocratie (FDD) puissent difficilement accoucher d?une paix totale. ?Il a été décidé que le gouvernement de transition serait remanié dans les trois semaines suivant la signature de ce texte, afin qu?y soient représentés les FDD?, a déclaré le président sud-africain Thabo Mbeki aux journalistes lors de la cérémonie accompagnant la signature de l?accord, à Pretoria.
Ses commentaires, repris par l?agence de presse sud-africaine SAPA, confirment les déclarations faites auparavant par le porte-parole de la présidence burundaise, Pancrace Cimpaye. Des responsables sud-africains ont fait savoir que des membres des FDD avaient pris part à la cérémonie.
Cimpaye a précisé qu?au cours de cette semaine, les FFD dépêcheraient l?un des leurs pour prendre place au sein d?une commission conjointe de surveillance du cessez-le-feu, créée cette année et composée de représentants de l?armée et de plusieurs autres factions rebelles.
Immunité aux combattants
Selon le porte-parole, les négociateurs du FDD et du gouvernement se sont entendus sur des problèmes qui n?avaient pas trouvé de solution à l?issue de la précédente séance de négociations. Cette dernière avait toutefois accouché, le 8 octobre, d?un accord prévoyant l?entrée des rebelles au gouvernement et dans les forces armées.
Les questions en suspens réglées lors de la dernière série de négociations, qui a commencé la semaine dernière, comprenaient notamment l?octroi d?une immunité aux combattants, la transformation des FDD en un parti politique, leur entrée au Sénat et les modalités du partage des postes de commandement au, sein de l?armée.
Les dirigeants de plusieurs pays dont l?Afrique du Sud, l?Ouganda et la Tanzanie doivent se réunir le 14 novembre dans la ville tanzanienne de Dar es Salaam pour un sommet de deux jours visant à entériner la dernière partie de l?accord, et à mettre un terme à un sanglant conflit qui a coûté la vie à 300 000 personnes.
En mai, deux petits groupes rebelles hutu ont rejoint le gouvernement d?unité nationale - composé de tutsi et de hutu - mis en place en novembre 2001 sous l?ancien président Pierre Buyoya, un Tutsi. Ndayizeye, qui est lui-même issu de l?ethnie hutu, a pris cette année ses fonctions de président.
Un quatrième groupe rebelle, les Forces pour la libération nationale, a refusé de participer aux négociations de paix, déplorant qu?elles n?abordent pas ce qu?ils perçoivent comme l?oppression des hutu par l?élite tutsi.
Patrick Nduwimana
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