Publicité
Brèves
PATRIMOINE
La Citadelle : vers une rénovation
Les vieilles, mais solides pierres de La Citadelle ne garderont plus pour longtemps entre les murs ses secrets.
Le Dr Brian Legoff (photo) y travaille. Mais dans le noble but de lui faire retrouver son infrastructure « authentique et originale ». L?archéologue australien, professeur à l?université de Canberra, étudie l?ancien Fort Adélaïde dans de cadre du projet de rénovation entrepris par Discovery Mauritius, cellule qui gère le site pour le ministère du Tourisme et des Loisirs, et soutenu par l?ONG, Friends of the Environment.
A grandes enjambées dans l?enceinte du fort, il nous a conduits aussi bien dans son sous-sol inquiétant, qui ressemble à celui de Fort Boyard, que dans la cuisine des jeunes officiers. « La structure de la cuisine est celle qui a été la plus modifiée de 1840 à 1940. Le sol de cette cuisine a quatre niveaux. Et nous effectuons des recherches approfondies sur la cuisine de ces militaires. » Si le site a subi des altérations au fil du temps, l?archéologue australien a tenu à préciser que « l?archéologie de cet endroit est fascinant. Il a été exceptionnellement bien conçu ».
A la suite de ses recherches, le Dr Brian Legoff remettra un rapport à Discovery Mauritius. L?appel d?offres pour la rénovation de La Citadelle a déjà été lancé. Les travaux débuteront d?ici mi-juillet. Et après cette rénovation, un musée interactif et des boutiques devraient voir le jour afin de faire de La Citadelle « un projet financièrement viable ».
BOUQUIN
Inès, femme courage
Au milieu du 16e siècle, Inès, une jeune et humble couturière d?Estrémadure s?embarque pour le Nouveau Monde pour retrouver son mari. Après une traversée agitée, elle foule le Pérou où elle apprend qu?il est mort. Libre, Inès se joint à une troupe de conquistadors en route pour le Chili. Elle s?éprend du chef Pedro de Valdivia, qu?elle aidera à déjouer des situations dangereuses, grâce à son flair, son courage et son intuition féminine.
Ce roman épique d?Isabel Allende esquisse le portrait d?Inès, cette femme peu commune, pour ne pas dire extraordinaire du 16e siècle. Inès de mon âme se relève être un ouvrage prenant. Cet ouvrage est disponible à la librairie Allot, à Curepipe.
UNIVERSITE POPULAIRE
Bilan positif pour Joseph Cardella
Les cours et conférences-débats de l?Université populaire de l?île Maurice (UPIM) se termineront à la fin de ce mois. Pour Joseph Cardella, l?un des instigateurs de l?UPIM, « le public a bien joué le jeu et la demande de savoir et de réflexion est bien réelle dans le pays ». Rappelons que l?UPIM est une plate-forme où des intervenants partagent diverses connaissances. Les interventions sont gratuites et ouvertes au public. Mais Joseph Cardella ajoute que le partage se fait aussi dans les deux sens. « Si les participants ne font pas une intervention de même ampleur que l?intervenant, néanmoins, ils réagissent. Ils posent des questions, argumentent leurs positions, reviennent sur plusieurs points de l?intervention. Ils sont une des pièces maîtresses de ce dispositif. »
Par ailleurs, le week-end dernier, à St Brieuc, en France, s?est tenue la 3e rencontre des Universités populaires (UP) francophones. Joseph Cardella, qui a participé à cette rencontre, a retenu que « les UP organisent la diffusion et l?échange du savoir comme aucune autre institution ne le fait : elles mettent le partage des connaissances, la réflexion critique et le public-participant au c?ur de son identité ». Mais le rôle du savoir dans les UP doit être critique, selon Joseph Cardella. D?autre part, ajoute le philosophe, l?UP doit garder son indépendance. Enfin, selon Joseph Cardella, « le désir d?apprendre des participants est aussi un des moteurs de l?UP. Mais désir ne signifie pas passivité totale par rapport au savoir. Au contraire, l?action qu?est le partage du savoir et la réaction des auditeurs sont essentielles ».
Publicité
Publicité
Les plus récents