Publicité
Bonus dans les dépenses malgré la vie chère
Par
Partager cet article
Bonus dans les dépenses malgré la vie chère
L?effervescence malgré la cherté de la vie. Le commerce a connu un mois de décembre très animé. Les opérateurs, qui craignaient l?impact de la hausse du coût de la vie sur les affaires, sont soulagés. Le paiement des compensations aux bénéficiaires du Voluntary Retirement Scheme (VRS) dans l?industrie sucrière et le plein emploi notamment dans l?hôtellerie et la construction ont apporté un dynamisme supplémentaire au business.
«Les gens ont bien dépensé, même s?il n?y a pas eu de folies. Nous avons enregistré une hausse de 15 à 20 % dans les affaires comparé à décembre 2006», affirme Nicolas Merven, Chief Executive Officer ? Retail ? d?Ireland Blyth Ltd (IBL), propriétaire des magasins Winner?s.
Si l?inflation forte était un trouble-fête potentiel, les revenus élevés chez beaucoup de salariés ont fait pencher la balance en faveur d?une consommation florissante. «Nous avons constaté qu?il y avait beaucoup plus d?argent en circulation en cette fin d?année par rapport aux années précédentes. Je pense qu?il y a une fausse perception de morosité. En fait, le commerce se porte bien. Les gens continuent à faire du shopping car ils reçoivent toujours des invités», soutient Ignace Lam, directeur de l?hypermarché Ebène Way. Celui-ci indique que son magasin a fait 20 % de mieux qu?en décembre 2006. «Un jeune qui débute dans un centre d?appels peut toucher jusqu?à Rs 12 000 par mois. Il y a beaucoup de mobilité dans plusieurs secteurs. Les gens ont plus d?opportunités et plus de revenus», dit Ignace Lam.
Nicolas Merven confirme qu?il y a eu plus de liquidités en circulation. «Il y a le plein emploi dans beaucoup de secteurs tels l?hôtellerie et la construction. Il n?y a pratiquement plus de maçon au chômage. Dans des hôtels, les employés ont touché plus que le boni de fin d?année. La consommation de fin d?année a profité de cette conjoncture.»
Le paiement des indemnités de départ dans l?industrie sucrière sous le VRS explique aussi en partie le bouillonnement dans la distribution de détail dans certaines zones rurales. «Même si les licenciés n?avaient pas encore tous touché leurs chèques, ils ont dû faire des dépenses supplémentaires en anticipation des compensations», observe le patron des magasins Winner?s.
Et même ceux qui souffrent d?un pouvoir d?achat en déprime se sont permis quelques largesses durant les périodes festives. «Certaines personnes se sont tellement serré la ceinture durant l?année qu?elles ont profité de la période des fêtes.»
Le constat est quelque peu différent chez London Way. L?euphorie n?est pas au rendez-vous, même si l?on n?a pas encore chiffré le bilan du mois. La direction s?attend à une hausse variant entre 10 à 15 % du chiffre d?affaires par rapport à la période correspondante en 2006. «Nous suivons le taux d?inflation. Il y a eu une petite amélioration dans le business», souligne Nicolas Kan Wah, directeur de l?enseigne.
Celui-ci estime que la cherté de la vie a eu un impact sur la sélection des produits. «Les gens ont acheté davantage les produits alimentaires au détriment d?autres articles tels les pétards et des cadeaux. Nous avons noté un grand recul dans la vente des pétards, par exemple», ajoute-t-il.
LE PETIT ELECTROMENAGER AU TOP DES VENTES
Autres produits généralement populaires en fin d?année : l?électroménager. Bien que les gros appareils ne soient pas en grande demande lors des fêtes de fin d?année, les petits eux, sont des habitués de cette saison.
«La tendance générale en fin d?année, c?est la vente des petits ?électros? comme les fers à repasser, les épilateurs électriques, les cafetières et autres », soutient Darshan Baijnath, Operations Manager chez Domestic Appliances. Chez Lo Thiap Hing, la tendance a été la même. Cafetières, appareils à croque-monsieur, et mixers ont été parmi les best-sellers de la saison des fêtes.
La consommation de ce type de produit est attendue durant les périodes de fêtes. «Les gens achetant des cadeaux, il est logique d?écouler ces produits. Il est plus rare que quelqu?un offre un article comme un réfrigérateur», fait ressortir Darshan Baijnath. Les écrans LCD (Liquid Crystal Display) sont cependant des articles plus conséquents qui se sont avérés être plus populaires en décembre.
Décembre 2007 n?aura pas été un mois hors norme dans le domaine de l?électroménager. «Cela a été relativement la même tendance que d?habitude pour le mois de décembre», confirme Darshan Baijnath. «La consommation a été presque pareille que pour 2006. L?économie n?est pas très brillante et le pouvoir d?achat a baissé. Les gens ont beaucoup plus réfléchi à leurs achats.» Il argue cependant que les consommateurs continuent à aller vers des marques connues et qui jouissent d?une réputation de fiabilité. «La garantie est un facteur important et il y a une préférence pour les marques qui ont fait leurs preuves à Maurice.»
Chez Lo Thiap Hing, on rapporte aussi que les ventes de décembre 2007 ont été similaires aux décembres précédents. «Cela a été plutôt stable, il n?y a pas eu un grand engouement», précise une source.
Contrairement à la tendance habituelle dans le secteur des produits d?électroménager, les ventes n?ont débuté que vers la fin de décembre. Par exemple, chez Domestic Appliances, on a noté que les achats n?ont réellement commencé que vers le 20 décembre. «C?est surtout après la paye que les clients ont commencé leur shopping», rappelle Darshan Baijnath.
Publicité
Publicité
Les plus récents