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Boissons alcoolisées : le désordre des prix

20 novembre 2012, 20:00

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Boissons alcoolisées : le désordre des prix

Une semaine après le Budget, les prix de plusieurs boissons alcoolisées n’ont pas encore changé. «Nous attendons encore les nouvelles listes de prix pour presque 50 % des produits alcoolisées», explique Raakesh Bhageerutty, manager de Simla Supermarket.

«C’est surtout pour les vins que nous attendons les nouveaux prix», explique, pour sa part, Ignace Lam, directeur d’Intermart. Les prix seront réactualisés «en temps et lieu», soutient-il. Pour l’heure, les anciens prix sont toujours pratiqués.

Toutefois, si les chaînes de supermarchés attendent les pricelists, de nombreux «petits» commerces ont déjà appliqué les nouveaux prix, et ce, dès le lendemain du budget. Ils ont, pour la plupart, effectué les calculs eux-mêmes. La hausse des droits d’accise, entre 5 % à 15 %, s’applique sur le pourcentage d’alcool que contiennent les boissons.

«Les supermarchés attendent les prix des fournisseurs pour s’assurer de pratiquer les mêmes prix que les concurrents», expliquent un officier de la Consumer Protection Unit (CPU). Mais au cours de la semaine, certains produits manquaient sur les étagères des supermarchés. La cause : «Avant même la présentation du Budget, tout le monde savait que les cigarettes et les boissons alcoolisées allaient augmenter», fait remarquer Ignace Lam. Cela a eu pour effet de provoquer une véritable ruée vers ces produits, provoquant des ruptures de stock.  De plus, confie-t-il, «certains fournisseurs ne nous ont pas livré la quantité demandée». Mais «si un commerçant bloque des produits en pensant faire des profits par la suite, nous allons agir», prévient l’officier de la CPU.

Cette mesure, énoncée par Xavier Duval, s’inscrit dans le cadre du combat contre les maladies non-transmissibles. Depuis un an, les consommateurs ont changé leur comportement. En effet, certaines bouteilles avaient accusé une hausse parfois de Rs 40. Ainsi, «beaucoup ont downgrade» leur achat, explique Ignance Lam. Les alcools bon marché sont les plus prisés. Cette tendance, poursuit Raakesh Bhageerutty, «devrait perdurer car la baisse du pouvoir d’achat est réelle».

 

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