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Meurtre de Sarah Benazir Ghesa
La liberté conditionnelle d’Abhishek Dhunsoo annulée à la reprise de procès devant la Cour suprême
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Meurtre de Sarah Benazir Ghesa
La liberté conditionnelle d’Abhishek Dhunsoo annulée à la reprise de procès devant la Cour suprême
La liberté conditionnelle d’Abhishek Dhunsoo, accusé du meurtre de son ex-petite amie, Sarah Benazir Gheesa, en 2018, a été annulée hier, à la reprise de son procès devant la Cour suprême. Le juge Mehdi Manrakhan a statué après que l’accusé s’est fait interner à l’hôpital psychiatrique Brown-Séquard, sans que les médecins ne puissent établir une quelconque instabilité mentale.
Le procès d’Abhishek Dhunsoo, accusé du meurtre de Sarah Benazir Gheesa, commis le 13 septembre 2018 aux Mariannes, devait reprendre hier devant la Cour suprême. Mais l’audience a pris une tournure inattendue. L’accusé, qui bénéficiait de la liberté conditionnelle depuis mars 2025, s’est volontairement fait admettre depuis peu à l’hôpital Brown-Séquard. Les médecins n’ont toutefois pas pu établir qu’il souffrait d’instabilité mentale. Face à ce constat, le juge Mehdi Manrakhan n’a pas caché son agacement.
S’adressant directement à l’accusé, il a déclaré : «Ou finn gagn kosion depi mars 2025 ek zis avan ki ou prose repran ki ou al intern ou volonterman lopital psikiatrik.» Le magistrat a annoncé que la liberté conditionnelle d’Abhishek Dhunsoo était annulée avec effet immédiat, ordonnant son incarcération jusqu’au verdict. «Ou pe badinn ar lakour. Mo fer ou kone ki lakour osi kapav badinn ar ou», a-t-il lancé. Interrogé sur cette décision, l’avocat de la défense, Me Rama Valayden, a expliqué que son client avait pourtant respecté toutes les conditions de sa liberté conditionnelle. Selon lui, c’est plutôt l’attitude de l’accusé à la barre – qui ne se serait pas exprimé conve- nablement – qui aurait déplu au juge. Me Valayden a par ailleurs annoncé son retrait du dossier, invoquant une rupture de communication avec son client. «Quand je lui parle, il ne me répond pas. Il me regarde droit dans les yeux et reste figé», a-t-il confié.
Face à cette situation, le juge Manrakhan a informé la sœur d’Abhishek Dhunsoo, présente dans la salle d’audience, que la cour pourrait lui commettre un avocat d’office s’il se retrouve sans défense.
Rappel des faits : Sarah Benazir Gheesa, enseignante de français de 25 ans au collège DAV, avait été portée disparue le 13 septembre 2018 et sa dépouille avait été retrouvée le lendemain près d’une rivière aux Mariannes. Abhishek Dhunsoo, son compagnon alors âgé de 28 ans, était passé aux aveux, expliquant qu’une dispute avait éclaté après qu’elle lui avait annoncé vouloir mettre fin à leur relation.
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