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Billabong brandit la menace de quitter Maurice
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Billabong brandit la menace de quitter Maurice
Billabong s?énerve et le fait savoir ! « Nous n?aurons pas d?autre choix que de mettre un terme aux contrats nous liant aux entreprises de textile mauriciennes si l?on continue à contrefaire notre marque. » La menace est on ne peut plus claire et Cheron Kraak, de Billabong Afrique du Sud, qui détient les droits pour cette griffe dans toute l?Afrique et l?océan Indien, n?y va pas par quatre chemins : son entreprise, qui travaille depuis déjà dix ans avec des entreprises de textile locales, va plier bagage. La contrefaçon a encore frappé.
Des contrefaçons venant d?une entreprise connue
Pour situer l?importance de cette menace, il faut savoir que Cheron Kraak a débarqué à Plaisance moins de 48 heures après la découverte des vêtements contrefaits prêts pour l?exportation. La cellule de protection de la propriété intellectuelle de la douane, menée par Tony Brasse, avait découvert plus de 4 000 pièces de Billabong contrefaits en route pour Madagascar, et provenant d?une entreprise EPZ connue?
« Nous avions prévu d?investir plus dans l?industrie mauricienne, mais à voir l?ampleur que prend cette industrie parallèle, nous comptons revoir notre décision », prévient Cheron Kraak. « Heureusement que les douanes font un bon travail. » Billabong risque de faire des émules, car plusieurs marques représentées lors de la Journée anti-contrefaçon, le 22 septembre, avaient fait connaître leur désir de « plier bagage » si les contrefacteurs mauriciens ne sont pas traqués et sanctionnés par les tribunaux.
Les détenteurs authentiques des marques et les douanes ne cachent pas leur appréhension de voir Madagascar devenir la destination favorite de ces contrefacteurs. Une nouvelle saisie d?articles, à Plaisance, a eu lieu cette semaine. Un demi-millier de chemises Eden Park et Ralph Lauren ont été découvert.
L?industrie salue le travail mené par la douane et souhaite que l?État mauricien se donne les moyens de combattre la contrefaçon. Tous mettent en avant le risque de perte d?emplois significatifs dans le secteur textile, où les fermetures d?usine ne se comptent plus.
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