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B. P. 247

2 février 2008, 20:00

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Percy Mistry et son libéralisme outrancier

A un moment où globalement le système libéral est mis à mal par ses excès. Lorsque le très libéral Bush prône l?intervention de l?État pour « stimuler » l?économie américaine en crise, victime d?excès de capitalisme. Tandis que ceux qui en sont les premiers responsables n?en ont cure, car leurs entreprises seront « sauvées » par l?intervention de l?État et dans le pire des cas ils partiront à la retraite avec des compensations financières spectaculaires. Alors que la Banque fédérale américaine baisse les taux d?intérêt pour sauver les gros investisseurs qui ont pourtant beaucoup profité pendant les années de « boom ». Alors que les grandes banques et institutions financières américaines au bord de la faillite vont quémander pour leur survie auprès d?États qui ont mis sur pied des « fonds d?investissement étatiques » (« Sovereign Wealth Funds »). Alors même enfin, que l?on se rend compte que le capitalisme outrancier laissé à lui-même aurait vite fait de plonger le monde dans un chaos environnemental, l?on aurait pu s?attendre à plus de modestie de la part de Percy Mistry, chantre du libéralisme à tous vents.

Qu?y a-t-il de commun entre Bush qui voulait à tout prix « doter » l?Iraq de la démocratie, au prix de milliers de morts, et Mistry qui veut à tout prix nous imposer un libéralisme outrancier ? Les deux partent d?un même dogme qui fait abstraction de l?histoire et des circonstances propres aux expériences des peuples. Expériences qui font ou non que ces États possèdent les institutions nécessaires pour faire face au système préconisé par ces « apprentis sorciers ». Du passé faisons table rase ?

Pour qui donc nous prend Mistry lorsqu?il préconise que l?État Mauricien s?efface de toutes activités économiques et dans le même souffle chante les louanges de Singapour, modèle même de succès, selon lui. Faisons ici abstraction du système politique singapourien, mais Mistry n?est pas sans savoir que le TEMASEK, entreprise d?État par excellence, dirigée, tenez-vous bien par la femme du Premier ministre de l?île-État, dont la compétence n?est pas ici mise en doute est une institution capitale de l?arsenal économique de ce pays.

Finalement, nous pensons être en droit de demander à Mistry de nous expliquer son rôle dans un séminaire qui préconise et prétend soutenir la croissance de certains secteurs que l?État mauricien a choisi de privilégier (« picking winners » ?) parmi tant d?autres sur la base de notre expérience et selon une stratégie nationale. N?est-ce pas là l?antithèse même de tout marché ?

Ce qui unit par-dessus tout les fondamentalistes de tous bords, qu?ils soient du genre religieux ou économiques, c?est l?abandon de tout jugement en faveur de dogmes et doctrines. C?est la seule explication plausible du fait que l?on puisse tenir exactement le même langage et préconiser les mêmes solutions que ce soit sous le régime libéral triomphant du Thatcherisme ou dans un monde capitaliste en proie à une crise et à des remises en question journalières.

Depuis la dernière visite de M. Mistry et ses déclarations fracassantes, tous les grands analystes et hommes politiques (voir Davos récemment) se mettent au diapason du fait que ce début de siècle est témoin d?un grand mouvement du centre de gravité de l?activité économique vers les pays asiatiques ? surtout l?Inde et la Chine, mais aussi d?autres États comme la Malaisie et l?Indonésie. Or, tous ces pays expérimentent avec des systèmes mixtes de gestion de l?économie, certes privilégiant des déréglementations successives, mais aucun d?eux n?est prêt à adopter un système capitaliste libéral outrancier.

Mistry en sait quelque chose si l?on se réfère à l?accueil plutôt tiède (pour dire le moins) que son récent rapport sur la transformation de Mumbai en centre financier a reçu de la « Reserve Bank of India ». Le grand drame des fondamentalistes de tous poils, c?est que leurs solutions sont toutes faites et font fi du temps et de l?espace ? la guerre sainte ou l?égoïsme institutionnalisé, de Santiago du Chili à Istanbul en passant par Conakry ou Ho Chi Min.

Et dire que dans une récente interview Bill Gates déclare qu?il se retirera prochainement de la gestion de Microsoft et se consacrera à envisager les contours d?un capitalisme moins outrancier.

O. FANCÉ

THE « GENTLEMAN TO GENTLEMAN » METHOD

Driving cautiously down the Coromandel Hill I was surprised to be pulled over to the side of the road by one of our vigilant policemen. I greeted him politely and invited him into the car to keep out of the rain. He immediately informed me that I had committed a « contravention » with my indicators. He then informed me that the standard fine for this particular offence was 1,000 rupees and he proceeded to take all my particulars. This included driving license details, road tax checks and insurance papers.

I would now receive confirmation in the post that I had been « in contravention » and I would be required to pay the 1,000 rupees fine during the next month at Rose-Hill Court office. I was just about to bid the officer farewell when his manner abruptly changed. « Now, he said ?Gentleman ? to ? Gentleman, I could send this to the court and you would have to pay 1,000 rupees ? or what are we going to do about it ? »

This was clearly a proposition that we should come to some arrangement between ourselves. I felt very, very angry. I have never before felt like attacking a policeman and jumping on his vitals. The event leaves a very nasty taste in my mouth about how trustworthy our police may be.

I have talked to several people about the event and expected them to be horrified but the usual response has been : « Yes, they are all like that. » I cannot believe this to be true, but if that is what people think we cannot expect the crime rate to improve. Cleaning up corruption must be done from the bottom as well as the top. We have a corrupt policeman who should be immediately released from his responsibility of protecting the public.

An angry driver

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