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Aucun développement sur la montagne du Morne
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Aucun développement sur la montagne du Morne
Le Morne ne devra connaître aucun développement. Telle est la condition pour que ce site puisse un jour figurer au patrimoine mondial. C?est ce qu?a décidé l?Unesco à travers son expert français, François Odendaal.
Aucun développement ne sera en effet permis sur la montagne du Morne. L?expert français mandaté à Maurice par l?Unesco, François Odendaal, s?est exprimé vendredi lors d?un point de presse organisé au ministère de la Culture, en présence du ministre de tutelle, Mahen Gowressoo, du ministre des Administrations régionales, James Burty David, et de la présidente du Morne Trust Fund, Stéphanie Anquetil. François Odendaal s?est longuement exprimé sur la nécessité de garder la montagne intacte, condition essentielle à son inscription au patrimoine mondial.
« Les core zones sont de plus en plus rares. Maurice se doit donc de préserver ces sites pour qu?ils représentent ce qu?était l?île à l?époque », a-t-il laissé entendre lors du point de presse, vendredi.
Il a, lors de son séjour dans l?île, prêté une attention particulière à l?avancement du dossier d?inscription du Morne à la liste du patrimoine mondial. Il a, par ailleurs, eu de nombreux entretiens avec les membres du Morne Heritage Trust Fund afin de les aider au mieux dans leur « longue et délicate tâche ».
« C?est quelqu?un de très accessible et un grand professionnel qui a toujours répondu à toutes les questions que l?équipe lui posait. Les membres du Trust Fund ont pu à loisir lui demander conseil afin d?être en mesure de constituer un dossier solide », laisse entendre un cadre du ministère de la Culture, proche du dossier. L?expert, qui était à Maurice depuis plusieurs semaines déjà, quitte le pays aujourd?hui.
Stéphanie Anquetil, présidente du Morne Heritage Trust Fund, déclare, quant à elle, que les recommandations de l?Unesco doivent être respectées si l?on veut un jour voir Le Morne figurer sur la liste du patrimoine mondial. « L?Unesco est venu dire que pour espérer voir aboutir notre demande d?inscription, il ne devrait y avoir aucun développement sur la core zone, c?est-à-dire la montagne elle-même.
Il n?y aura donc aucun développement. Nous ne voulons prendre aucun risque qui pourrait mettre en péril notre travail », explique Stéphanie Anquetil. Et d?ajouter : « Nous travaillons tous les jours jusqu?à fort tard pour mettre sur pied le dossier que nous présenterons à l?Unesco. Nous nous efforçons de respecter scrupuleusement les recommandations qui nous ont été faites pour ne pas mettre en péril toutes nos chances. »
Un symbole de la résistance
Mahen Gowressoo a tenu à faire ressortir que depuis la présentation du dossier du Morne au siège du World Heritage Committee en 2006, l?ébauche du dossier d?inscription a déjà été soumise au mois de septembre. Et le gouvernement avait, au moment de l?envoi du dossier, fait part de son intention de rendre la montagne du Morne accessible au public. Rs 50 millions seront nécessaires pour l?aménagement d?un centre d?interprétation.
« Le dossier a récemment pu être mis à jour notamment grâce à des artefacts qui ont été retrouvés sur les lieux et datés », a déclaré le ministre de la Culture. François Odendaal avait, lors d?un précédent voyage à Maurice, souhaité qu?il y ait davantage de recherches historiques et de fouilles archéologiques. Il semblerait que ses conseils aient été suivis à la lettre par le comité chargé de travailler sur le dossier. L?expert avait, entre outre, laissé entendre que Maurice était considérée comme un centre de l?esclavage, entre l?Afrique, l?Asie et le Brésil. Mieux : l?île avait, à travers le marronnage, l?un des taux de résistance à l?esclavage les plus élevés au monde. François Odendaal avait également affirmé que la montagne du Morne est un symbole de résistance, voire celui de « la renaissance d?une nation ».
Par ailleurs, les travaux de rénovation autour de l?Aapravasi Ghat, inscrit au patrimoine mondial au début de cette année, avancent à un rythme soutenu. À la fin des travaux, en 2009, les visiteurs pourront avoir accès à un musée qui sera construit dans un entrepôt datant de 1866, et s?étendant sur une superficie de 1 000 m2.
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