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Art pariétal
Des peintures d?animaux, des personnages anthropomorphes sur les parois des grottes, c?est chose connue. Et puis, il y a des mains par-ci, d?autres par-là, un peu comme des ornements pour compléter les autres peintures.
Mais aujourd?hui, on multiplie les découvertes de grottes ne présentant que des peintures de mains, comme celle de Gua Masri, dans la partie indonésienne de Bornéo (Kalimantan).
Ce qui revient : les hommes et les femmes des cavernes y laissaient l?empreinte de leurs mains, chacun de leur côté. Selon les ethnologues, les rituels des hommes primitifs ne se mélangeaient pas avec ceux des femmes.
Les premiers résultats donnés par un logiciel mis au point par le CNRS pour étudier la grotte de Gua Masri II viennent conforter cette thèse. « Les peintures de main en ont pris une importance et une autonomie nouvelle », relève M. Chazine, qui a mis au point le logiciel Kalimain avec l?informaticien et préhistorien Arnaud Noury. « La présence féminine semble beaucoup plus importante qu?on ne le pensait jusqu?ici », ajoute le scientifique, en y voyant une confirmation du rôle « magique » et chamanique que devaient jouer les femmes des sociétés primitives.
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