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Arron et Lebedeva en lice pour le jackpot
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Arron et Lebedeva en lice pour le jackpot
Elles étaient trois avant ce meeting d'Oslo, elles ne sont plus que deux désormais à pouvoir encore viser le million de dollars dévolu aux lauréats de la Golden League. L'Américaine Lashinda Demus, encore en tête de son 400m haies à 15 mètres de la ligne, s'est écroulée sur la fin, vendredi, et s'est fait déborder par son aînée Sandra Glover. Adieu les lingots d'or.
En revanche, Christine Arron et Tatiana Lebedeva porteront toujours en elles l'espoir de rafler le jackpot lors des prochaines réunions de Zurich, Bruxelles, Berlin et Monaco ainsi que leurs dossards jaunes.
Avant cela, il y aura les Championnats du monde d'Helsinki à partir du 6 août. Et dans cette perspective, la Guadeloupéenne s'est rassurée en remontant dans les derniers mètres la vice-championne olympique Lauryn Williams (11?06 contre 11?16). Comme souvent, la détentrice du record d'Europe de la distance, également spécialiste du 200, a pris un moins bon départ que sa rivale avant que sa résistance et sa longue foulée ne fassent la différence sur la fin.
?J'ai l'impression de bien sortir des blocks, même si j'ai un temps de réaction pas terrible (0?209). J'enchaîne bien, mais ensuite je m'écrase sur le 10e appui. Quand je vois Lauryn Williams à ma droite et devant moi, ça m'énerve un peu et puis ça passe?, savourait la Française.
Bon pour le moral
Et pourtant, quelques heures avant la course, Christine Arron n'était pas sûre de pouvoir tenir sa place avant que l'appât du gain ne devienne plus fort. ?Le matin en me réveillant, je m'étais dit que je n'allais peut-être pas courir. J'étais malade, j'avais une angine bactérienne que j'ai dû attraper en revenant de Castres et j'étais sous antibiotiques. S'il n'y avait pas eu le jackpot en jeu, je n'aurais peut-être pas couru?, confiait la sprinteuse. Finalement, Arron a couru et elle a bien fait. Ainsi, on n'avait plus vu d'athlètes tricolores dominer de cette façon en Golden League depuis Marie-José Pérec.
Trois victoires d'affilée devant le gratin mondial, c'est bon pour le moral souvent si fragile de la ?Reine Christine? à cinq jours du début des Championnats du monde d'Helsinki. D'ailleurs, entre les lingots de la Golden League et la médaille en Finlande, on ne sait pas quel or préférera la Française.
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