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Antoine et Sir René Seeyave se partagent Happy World

17 août 2004, 20:00

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Est-ce la fin de la guerre ? Chez les Seeyave en tout cas, c?est ainsi qu?on présente le développement intervenu hier. Sir René Seeyave et son frère Antoine Seeyave se sont réconciliés autour d?un deal qui représente un partage des affaires de la famille.

Sir René et Victor Seeyave ont pris toutes les actions qu?Antoine Seeyave détenait au sein de Happy World Foods Ltd (HWF) tandis que ce dernier cède ses parts dans Happy World Ltd au tandem Sir René et Victor Seeyave. Il apparaît donc qu?Antoine Seeyave obtiendra la direction et le contrôle de Happy World Ltd tandis que Sir René et son fils Victor conserve HWF.

Sir René demeure le P.-d.g. de HWF qui est surtout connu comme le producteur de poulet et de glaces. Le groupe est également un important importateur et distributeur d?alimentation et de consommation courante. Happy World Ltd s?est de son côté établi une réputation dans le domaine de l?équipement électroménager notamment avec la marque de téléviseur Sony.

HWF a récemment souffert de la perte des marques du lait en poudre ?Red Cow? et du beurre ?Sunny South? qui lui a valu d?importants manques à gagner. Depuis, l?entreprise se réoriente vers la production avec l?ouverture d?une nouvelle laiterie fabriquant les yaourts ?DairyVale? et une rizerie pour bénéficier de la marge des producteurs et des détaillants.

Cela fait huit années que les choses s?étaient détériorées entre les Seeyave. A l?origine de la discorde entre les Seeyave, la rupture d?un ?partnership agreement? qui régissait la conduite des affaires du groupe. Cet accord n?a jamais existé disait alors Sir René.

Demande de dissolution

Antoine Seeyave avait également été suspendu ?sans raison? de son poste de Chief Executive Officer de Happy World Ltd. Deux années plus tard, il avait démissionné de toutes les instances du groupe familial pour réclamer en justice la dissolution de l?entreprise. C?était, disait-il à l?époque, la seule manière pour lui de récupérer le contrôle de ses investissements.

Mais selon les observateurs des milieux des affaires, le litige aurait surtout pour origine, un conflit de génération qui s?est traduit dans des cultures d?entreprise différentes.

L?ouverture et les valeurs familiales se sont trouvées en contradiction. Sir René, avait repris le contrôle de Greenpack et Winwill qui détiennent 76 % du capital de Happy World Ltd.

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