Publicité
Alonso el magnifico !
Au volant d?une Renault extrêmement efficace, Fernando Alonso réalise un début de saison tonitruant. Après trois Grands Prix, l?Espagnol se positionne comme un adversaire des plus coriaces pour Michael Schumacher, qui connaît quant à lui un difficile début d?exercice 2005.
Trois podiums en trois courses, dont deux succès consécutifs acquis de main de maître en Malaisie il y a quinze jours puis à Bahreïn dimanche ! Voici un bilan de début de saison pour le moins prometteur pour Fernando Alonso. À 23 ans à peine, l?Espagnol occupe la tête du classement des pilotes et entre ainsi de plain-pied dans la cour des grands.
Ces excellents résultats lui permettent surtout de croire en ses chances de succéder à Schumacher sur qui il compte actuellement 24 points d?avance. Et même si le palmarès d?Alonso est encore à des années lumières de celui de l?Allemand ? trois victoires contre 83 et 54 Grands Prix disputés contre 215, il est en droit de rêver à une passation de pouvoir. Ses adversaires l?ont bien compris et son statut est en train de changer à vitesse grand V dans les paddocks.
Révélé au monde en Hongrie en août 2003 avec une première victoire sur les circuits, Fernando Alonso avait déjà marqué l?histoire de la Formule 1 en héritant du titre de plus jeune pilote vainqueur d?un Grand Prix à 22 ans et 26 jours.
Cette année, l?Espagnol a encore marqué les esprits et la discipline en devenant le plus jeune pilote à s?offrir une pole position en Malaisie. Ces deux records, jamais Michael Schumacher ne pourra les lui subtiliser. Et voilà qu?aujourd?hui, le pilote de la R25 vise un nouveau record. S?il est en effet sacré cette année, il deviendrait alors, à 24 ans, le plus jeune champion du monde de l?Histoire, devant ?Schumi?, titré pour la première fois à 25 ans en 1994. ?C?est fantastique d?être premier au Championnat du monde?, affirme radieux Alonso. ?C?est un rêve pour tout jeune pilote. Je l?ai réalisé à 23 ans et maintenant je n?ai plus qu?à finir le Championnat à cette place?, lance-t-il, sûr de son talent et de son matériel.
Car ce jeune homme ne manque pas d?ambition, un trait de caractère qui le rend hautain, parfois même désagréable. Il n?en reste pas moins lucide concédant que la saison est encore longue et que beaucoup de choses peuvent changer.
Fernando Alonso a en tout cas conquis le public espagnol. De Juan Carlos aux fans de F1, tous ne jurent désormais que par lui. Une juste récompense pour ce ?magicien? comme le surnomme la presse espagnole.
Qu?il est loin le temps où ce natif d?Oviedo courait pour la modeste équipe Minardi en 2001 ! Son arrivée chez Renault lui a permis de prendre un virage décisif dans sa jeune carrière. Passé du statut de pilote-essayeur à celui de leader au sein de l?écurie française, Alonso confirme que les espoirs placés en lui étaient justifiés. ?Voir un pilote gérer sa course comme l?a fait Fernando est un sentiment fantastique?, a commenté à Bahreïn le directeur exécutif de l?ingénierie Renault, Pat Symonds. ?Sa performance prend encore plus d?ampleur lorsqu?on sait qu?il n?utilisait même pas tout le potentiel de son moteur dans les premiers tours. Il semblait pouvoir hausser le rythme lorsqu?il le voulait, sans brimer sa mécanique.? Quant à Michael Schumacher, visiblement touché dans son orgueil, il minimise encore la menace Alonso : ?Il fait du bon boulot et c?est pour ça qu?il est aussi bien placé, mais notre boulot à nous est de lui rendre la vie moins facile.? Voilà qui laisse présager d?une belle lutte pour le titre final.
Publicité
Publicité
Les plus récents