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Dérapages sociaux: mobilisation tous azimuts

7 septembre 2015, 17:36

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Dérapages sociaux: mobilisation tous azimuts

«Nous n’accepterons pas que le pays soit pris en otage par un groupe de pyromanes mettant en péril la paix, la stabilité et l’harmonie sociale. Nous devons rester vigilants et travailler ensemble.» La Présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim, a lancé un appel à l’apaisement, le lundi 7 septembre, lors d’une rencontre avec le conseil des religions. Celle-ci fait suite aux incidents survenus dans des lieux de culte durant le week-end.

 

«Il faut travailler ensemble, travailler contre les pyromanes», a exhorté Ameenah Gurib-Fakim. Des propos dont les membres du conseil des religions se sont fait l’écho.

 

«La loi sera appliquée dans toute sa rigueur»

 

Le Premier ministre a, lui, lors d’un point de presse lundi après-midi, mis en garde ceux qui seraient tentés de jeter de l’huile sur le feu. «Nous sommes un Etat de droit et la loi sera appliquée dans toute sa rigueur. Les coupables devront aller en prison», a affirmé sir Anerood Jugnauth. Il a aussi lancé un appel à la «sagesse de la population pour lutter contre les esprits criminels».

 

«La police maîtrise la situation»

 

Des«instructions strictes» ont été données à la police et  les dispositions nécessaires prises pour assurer le «law and order» à travers le pays, a précisé le Premier ministre. Le commissaire de police, Mario Nobin, a ainsi indiqué que la police est sur le terrain, de jour comme de nuit. «La SSU et la SMF sont mobilisées. L’hélicoptère de la police effectuera aussi des sorties à partir de ce soir», a-t-il souligné avant d’affirmer que «la police maîtrise la situation».

 

 

Dix arrestations ont eu lieu dans le sillage de ces incidents, dont un policier, un douanier et un internaute. Les hommes du Central Criminal Investigation Department, qui enquêtent dans cette affaire, sont d’ailleurs à la recherche de ceux qui ont posté, sur les réseaux sociaux, des commentaires incitant des tiers à la violence.

 

Sept suspects ont comparu au tribunal de Souillac, lundi. Ils ont été reconduits en cellule policière en attendant leur prochaine comparution. Deux d’entre eux font face à une accusation provisoire de «damaging monuments» et les cinq autres de «stirring up civil war inciting inhabitants to fight one another».

 

Durant le week-end, des remous ont eu lieu dans le village de Rivière-des-Anguilles après que des lieux de culte ont été profanés.

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