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Leur cadeau pour le Nouvel an: un bébé !
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Leur cadeau pour le Nouvel an: un bébé !
Ils sont cinq à être venus au monde entre 18 heures le 31 décembre et 6 heures le 1er janvier. Trois filles et deux garçons sont venus combler de joie leurs parents dans trois des cinq hôpitaux de l’île.
C’est dans la nuit du 31 décembre, plus précisément à 20 h 18, que Ravina Skhossen, 21 ans, a mis au monde par voie naturelle une fille pesant 2,9 kg. La jeune femme et son époux Fawez, de trois ans son aîné, petits éleveurs de poulets à Lower Vale, ont voulu se réserver la surprise du sexe de leur premier enfant. Si bien que les couleurs de la layette sont du jaune et du blanc. Ravina, qui aurait dû accoucher dans les premiers jours de 2015, souhaitait ardemment que son bébé naisse avant le 1er janvier «pou li pa perdi lekol». Son voeu a donc été exaucé. Comme il a fallu l’inciser pour que le bébé puisse sortir puis la recoudre, Ravina peine à s’asseoir car la douleur est vive. Mais cela valait la peine de souffrir autant, confie la jeune femme : «Ler ou get ou zanfan, li vo lapenn pas par tousala.»

Ravina Skhossen a mis au monde une fille à l’hôpital SSRN.
S’il y a un infirmier qui est particulièrement heureux depuis hier à l’hôpital de Flacq, c’est Nooranee Budruddeen, 33 ans, dont l’épouse Wardah, 25 ans, a accouché de leur premier fils dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier. Le nourrisson pèse 2,9 kg. «Il n’y a pas de mots pour décrire ce que je ressens», avoue l’infirmier qui habite Camp-de-Masque. Sa femme, qui a accouché naturellement cinq minutes avant minuit, pensait que les douleurs de l’enfantement seraient moins intenses. «Me ler zanfan paret, ou bliye tou.» Ils nommeront le petit Zahraan. Et si Dieu le veut, ils remettront ça dans deux ans avec «enn tifi», espèrent-ils. «Me seki vini pou bon.»

Wardah et Nooranee Budruddeen accueillent leur premier fils.
À 18 h 30 le 31 décembre dans ce même hôpital, un accouchement par césarienne a dû être déclenché d’urgence. Le bébé, un garçon de 34 semaines, montrait des signes de détresse foetale du fait que ses battements de coeur étaient anormaux. Ce prématuré, suivi de près par le Dr Mansoor Takun, a reçu les premiers soins et a été placé sous incubateur une nuit avant d’être transféré hier par les membres du Service d’aide médicale d’urgence au service de réanimation néonatale de l’hôpital SSRN.
À l’hôpital Dr A.G. Jeetoo à Port-Louis, deux filles ont vu le jour. La première, Jahmélia, pèse 3,32 kg. Elle a rendu sa mère, Joëlla Merne, 25 ans, folle de joie car celle-ci a déjà trois garçons dont des jumeaux, âgés de neuf et six ans et elle craignait d’en avoir un quatrième. Et même si au départ, son compagnon, Balmick Timol, skipper de son état, voulait d’un garçon, après avoir vu le minois de sa fille, il est aux anges. «Li extra kontan e mwa osi.» Plus question pour cette habitante de Ste-Croix d’envisager une nouvelle grossesse. «Mo ti bliye ki ete douler lakousman.La mo finn rapel e mo pans pa mo pou bliye ankor.»

Joëlla Merne a accouché à l’hôpital Jeetoo.
La deuxième petite qui est venue au monde dans le même hôpital ce soir-là se prénomme Chiara. C’est le prénom choisi par Arlette St Pierre-Drack, médecin généraliste de 30 ans, pour le bébé de 2,7 kg qu’elle a mis au monde «apre petar fini sone». Cette Rodriguaise, qui exerce depuis trois ans à l’hôpital où elle a accouché, a déjà un garçon de deux ans et demi, Juan-Kepha Emmanuel Drack, qui ne tient pas en place tant il est excité comme une puce par la naissance de sa petite soeur. Alors que le Dr St Pierre-Drack a accouché de son fils par césarienne, elle a mis sa fille au monde par voie naturelle à 36 semaines et des poussières.
Arlette St Pierre-Drack tenant sa petite Chiara dans ses bras.
Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, sa demande de transfert pour exercer dans un hôpital rodriguais a été approuvée et elle devrait bientôt revoir le père de ses enfants, Garine Marie Joseph Drack, enseignant d’éducation physique, qui est déjà en poste à Rodrigues. Celui-ci a tout de même pu s’extasier devant son bout de chou via l’application mobile Whatsapp.
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